Marché de gros à Inezgane: des spéculateurs font flamber les prix des fruits et légumes

Marché d'Inezgane

Marché de gros et de demi-gros d'Inezgane (région de Souss-Massa). . DR

Revue de presseÀ une rencontre à Agadir avec le secrétaire régional de la Fédération démocratique du travail (FDT), les opérateurs du marché de gros et de demi-gros des fruits et légumes d’Inezgane ont dénoncé des pratiques illégales, qui faussent le jeu de l’offre et de la demande. Ces agissements, en particulier un accaparement qui s’apparente à des pratiques monopolistiques, conduisent à une envolée des prix des fruits et légumes en bout de chaîne de production, qui se répercute directement sur les consommateurs finaux. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 27/04/2026 à 19h17

Des commerçants du marché de gros et de demi-gros des fruits et légumes d’Inezgane, qui fournit d’autres halles au Maroc, ont récemment dénoncé des pratiques illégales adoptées par certains de leurs confrères, dont l’incidence s’avère délétère sur la fixation du prix de certains produits, relaie Al Akhbar de ce mardi 28 avril. Des données alarmantes, qui compromettent le bon déroulement du commerce à l’intérieur de ce marché, qu’ils ont décrites lors d’une rencontre tenue à Agadir avec le secrétaire régional de la Fédération démocratique du travail (FDT).

Parmi ces agissements répréhensibles qu’ils dénoncent, des pratiques monopolistiques de la part de plusieurs opérateurs dans ce marché, «au vu et au su des autorités locales et de la direction», affirme le quotidien, qui ajoute que «ces spéculateurs exercent de fortes pressions sur certains commerçants, allant jusqu’à leur interdire de commercialiser certaines variétés de fruits et légumes, réservées à une seule catégorie d’acteurs, en violation manifeste des dispositions relatives au libre-jeu de la concurrence».

Ces pratiques illégales se répercutent directement sur les prix des fruits et légumes pour les consommateurs. En effet, dans le marché de gros et de demi-gros des fruits et légumes d’Inezgane, ces spéculateurs ne cèdent ces produits qu’à des moments précis, dans le but de «contrôler plus étroitement leur tarification et leurs marges bénéficiaires», explique Al Akhbar, d’où «une insuffisance de l’offre», et donc «une hausse de la demande» et par conséquent «une augmentation générale des prix». Ces comportements déloyaux, qui portent fortement atteinte au libre-jeu de la concurrence, réduisent donc considérablement le pouvoir d’achat des consommateurs, dénoncent ces commerçants.

Dans les filières de distribution des fruits et légumes, le quotidien rappelle que la récente hausse des prix des fruits et légumes est aussi imputable à une multiplication d’intermédiaires, qui achètent et revendent les produits à l’intérieur d’un même marché. «Plus le nombre d’intermédiaires est élevé, plus leurs marges bénéficiaires augmentent, alors même que les prix grimpent à des niveaux records. Une situation qui s’est aggravée par la dernière augmentation des prix des carburants, à la mi-mars», indique Al Akhbar.

La prolifération des intermédiaires dans les marchés de gros et de demi-gros, à laquelle s’ajoute ce recours à des pratiques monopolistiques par certains d’entre eux, a donc conduit, signale le quotidien, à «une envolée des prix des fruits et légumes en bout de chaîne de production», dont pâtissent directement les consommateurs finaux, alors même qu’en amont de ces filières, les producteurs agricoles cèdent leurs récoltes à des prix très modiques, chaque maillon de ces chaînes de distribution venant ensuite y ajouter sa propre marge bénéficiaire. Pour le quotidien, la dénonciation de ces pratiques illégales devrait donc conduire à l’application de mesures fermes, afin de mettre un terme à ces pratiques illégales orchestrées par des intermédiaires et des spéculateurs.

Par Hassan Benadad
Le 27/04/2026 à 19h17