Les dessous des attaques ciblant les leaders de la majorité gouvernementale

Lors d'une réunion du Conseil de gouvernement.

Revue de presseLes leaders des partis de la majorité (RNI, PAM et PI) seraient ciblés par des attaques médiatiques et numériques orchestrées en vue de remettre en cause leur crédibilité et leur intégrité morale. L’objectif de ces attaques serait de leur barrer la route de la présidence du prochain gouvernement, estime le quotidien Assabah, dont est tirée cette revue de presse.

Le 11/05/2026 à 20h16

À l’approche des échéances électorales du 23 septembre prochain pour le renouvellement des membres de la première Chambre du Parlement, des leaders de la majorité gouvernementale se trouvent ciblés par des attaques virulentes remettant en cause leur crédibilité.

L’objectif de ces attaques médiatiques ou numériques, fait remarquer le quotidien Assabah dans son édition du mardi 12 mai, est «d’alimenter un cycle de défiance afin d’entraîner un effondrement de la confiance pour les écarter de la présidence du prochain gouvernement».

Ces campagnes orchestrées aujourd’hui ne soulèvent pas des cas de conflits d’intérêts, de clientélisme, de népotisme, de scandales ou de dysfonctionnements dans la gestion de la chose publique, mais visent essentiellement «l’intégrité financière et foncière de certains leaders politiques».

Ainsi, la coordinatrice nationale de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Fatima Ezzahra El Mansouri, qui avait formulé le souhait de remporter les prochaines élections et de conduire par ailleurs le prochain gouvernement, s’est retrouvée la cible de plusieurs attaques l’accusant de «transactions illicites de biens immobiliers». «Ce qu’elle a démenti dans un premier temps avant de saisir ensuite la justice lorsque les accusateurs ont récidivé», indiquent les sources du quotidien.

Le nouveau président du Rassemblement National des Indépendants (RNI), Mohamed Chouki, a été également ciblé par les mêmes attaques qui lui reprochaient son implication dans un scandale électoral à Fès, sur la base d’une plainte qui a été pourtant classée par les autorités judiciaires compétentes de la ville.

De même, le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI), Nizar Baraka, qui avait piloté plusieurs départements ministériels sans bruit, s’est aussi retrouvé dans le lot des attaques visant son intégrité foncière, en l’accusant d’«avoir acquis un lot de terrain en payant en espèces».

D’après les sources du quotidien, les militants des partis politiques dont les leaders ont été ciblés par ces campagnes, qu’ils ont qualifiées de pure désinformation, auraient décidé de monter au créneau sur les réseaux sociaux pour mettre à nu ces allégations non fondées.

Dans ce sillage, poursuit le quotidien, «les partis de l’opposition continuent d’accuser le gouvernement d’incompétence, appelant les électeurs à le sanctionner, alors que ceux de la majorité répliquent en laissant entendre que le verdict des urnes apportera la bonne réponse».

Par La Rédaction
Le 11/05/2026 à 20h16