Législatives 2026: le PAM entend nouer ses alliances avec les partis «préférés du peuple», affirme Mehdi Bensaïd

Mehdi Bensaïd, membre de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM) et ministre sortant de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication. (Y.Mannan/Le360)

Le 30/08/2026 à 19h16

VidéoLors d’un meeting organisé dimanche à Sidi Bennour, Mehdi Bensaïd, membre de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM), a affirmé que son parti entendait, après les élections législatives, nouer ses alliances avec les formations politiques qui auront la confiance des électeurs. Le ministre sortant de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a également reconnu des insuffisances dans l’action gouvernementale, notamment sur la hausse des prix et le soutien au monde rural.

Mehdi Bensaïd, l’un des trois dirigeants du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a déclaré, ce dimanche, lors d’un meeting à Sidi Bennour, près d’El Jadida, que son parti comptait, après le scrutin législatif, «sceller ses alliances avec les formations politiques préférées du peuple».

À travers cette déclaration, le haut responsable du parti du Tracteur a levé une partie du voile sur les choix que pourrait faire le PAM en matière d’alliances après les élections, en fonction des résultats des urnes et des formations qui arriveront en tête. Mehdi Bensaïd a également précisé que son parti n’allait pas «fuir ses responsabilités».

«Nous ne disons pas que tout va bien après la première expérience gouvernementale, et le grand défi pour nous, c’est de mettre fin à la hausse des prix», a-t-il affirmé.

Ces déclarations ont été faites lors d’une rencontre de communication organisée dans la commune rurale d’Oulad Amrane, relevant de la province de Sidi Bennour. Mehdi Bensaïd y a souligné que «l’objectif principal du PAM demeure la correction des dysfonctionnements et le rétablissement de la confiance avec les citoyens à travers l’action de terrain et une politique de proximité».

Le haut dirigeant du PAM, par ailleurs ministre sortant de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, a expliqué que le monde rural reste «le principal moteur» du développement de l’économie nationale, notamment en matière de sécurité alimentaire.

Il a souligné que la province de Sidi Bennour «joue un rôle central dans ce domaine», tout en relevant qu’elle demeure confrontée à un besoin urgent de développement des infrastructures, notamment du réseau routier, ainsi qu’à la nécessité d’une politique agricole plus efficace.

Mehdi Bensaïd a reconnu que les politiques publiques actuelles «ne bénéficient pas suffisamment au petit agriculteur», lequel subit les conséquences de «la hausse des prix des légumes et de la viande».

Dans une critique directe de l’action gouvernementale, il a déclaré: «Nous ne disons pas que tout va bien. Nous avons essayé de notre mieux, mais il y a eu des problèmes et des défis qui ont eu des répercussions sur la vie du citoyen».

Selon lui, «il n’y avait pas de mauvaise intention dans la gestion, mais il y a eu des insuffisances dans certains dossiers, et nous n’avons aucun problème à le dire avec courage politique».

Concernant le dossier de l’aide destinée au cheptel, Mehdi Bensaïd s’est démarqué en affirmant que «la gestion de l’opération a connu des échecs et des dépassements».

«Nous n’avons aucun problème à reconnaître ce dysfonctionnement et à revenir dessus afin d’appliquer des solutions meilleures et plus efficaces», a-t-il ajouté.

Il a conclu en affirmant que son parti «a continué, tout au long de son expérience gouvernementale, à défendre certaines idées qui seront intégrées à son programme électoral». Selon lui, le PAM place le renforcement de la confiance avec la rue marocaine au sommet de ses priorités.

À Sidi Bennour, Mehdi Bensaïd a donc cherché à installer le PAM dans une posture d’autocritique assumée, tout en préparant le terrain des futures alliances. Entre reconnaissance des dysfonctionnements, défense du monde rural et appel à restaurer la confiance, le parti du Tracteur tente de se démarquer au sein même de la majorité sortante, à l’approche d’un scrutin où chaque nuance devient déjà un message politique.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 30/08/2026 à 19h16