La crise qui couvait depuis plusieurs semaines entre le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti authenticité et modernité (PAM), partenaires au sein de la majorité gouvernementale, vient de franchir un nouveau palier. En toile de fond, le ralliement au PAM de Fouzi Lekjaa, jusque-là sans appartenance partisane, puis celui de Marouane Chbaatou, député sortant de Midelt et membre du bureau politique du RNI.
Les relations entre les deux formations se sont encore tendues après la diffusion hier, mardi 25 août, sur les réseaux sociaux d’un enregistrement sonore de Rachid Talbi Alami. Dans cet audio, le président de la Chambre des représentants et figure du RNI s’en prend directement à Fouzi Lekjaa et affirme que ce dernier «n’obtiendra jamais le portefeuille des Finances», lequel resterait, selon ses propos, entre les mains de Nadia Fettah, actuelle ministre de l’Économie et des Finances.
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Cette séquence intervient au lendemain d’une sortie particulièrement offensive du RNI. Dans un communiqué publié mardi 25 août, le parti a dénoncé des opérations de «séduction» et des «pressions» qu’il impute au PAM et qui viseraient plusieurs de ses parlementaires et élus. Une charge qui coïncide avec le départ de Marouane Chbaatou, lequel a annoncé le même jour quitter le RNI pour poursuivre son parcours politique sous les couleurs du PAM.
«Le PAM examinera ce mercredi soir cette tension inhabituelle, à moins d’un mois des élections législatives du 23 septembre», nous confie un dirigeant de la formation, sous couvert d’anonymat.
La réaction de Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du PAM, est désormais particulièrement attendue. Cette passe d’armes entre deux composantes de la majorité intervient en pleine séquence préélectorale, alors que les états-majors politiques entrent dans la dernière ligne droite avant le scrutin.
Au-delà de la bataille des investitures et des transferts d’élus entre formations, les partis engagés dans les législatives doivent désormais finaliser leurs listes de candidats et préparer leur entrée en campagne. L’escalade entre le RNI et le PAM vient ainsi rebattre les cartes au sein d’une majorité gouvernementale dont les principales composantes s’apprêtent désormais à s’affronter dans les urnes.




