Les prix des viandes rouges restent élevés au Maroc, malgré les mesures prises par le gouvernement pour tenter de contenir leur hausse.
Le gouvernement a notamment prolongé jusqu’au 31 décembre la suspension des droits d’importation sur les ovins vivants ainsi que sur les viandes bovines, ovines et caprines. Sur le terrain, cette mesure ne semble toutefois pas encore se traduire par une baisse significative des prix.
D’après les relevés effectués par Le360 auprès de plusieurs boucheries, le kilogramme de viande bovine est actuellement vendu entre 90 et 120 dirhams. Le prix varie selon la qualité de la viande, le quartier et son origine. La viande issue du cheptel national reste particulièrement recherchée par les consommateurs. La viande hachée se situe également dans cette même fourchette de prix.
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La viande ovine affiche, elle, des tarifs encore plus élevés. Le kilogramme se vend entre 140 et 160 dirhams. Dans plusieurs quartiers populaires et intermédiaires, certains bouchers ont même cessé d’en proposer régulièrement, en raison d’une demande devenue plus limitée face à ces niveaux de prix.
La hausse concerne également les abats. Le kilogramme de foie de bœuf atteint ainsi entre 180 et 200 dirhams. Même la tête de bœuf, longtemps considérée comme une alternative moins chère à la viande, n’échappe pas à cette tendance.
لحوم حمراء بمدينة فاس. يسرى جوال
Cette pression sur les prix s’étend désormais à la volaille. Après plusieurs mois de relative stabilité, le prix du poulet blanc a augmenté ces derniers jours. Selon les relevés de Le360, il est actuellement vendu entre 18 et 20 dirhams le kilogramme au détail, contre 14 à 15 dirhams au niveau des exploitations avicoles. Les professionnels expliquent notamment cette hausse par une demande plus importante en août, période marquée par la multiplication des mariages et des célébrations familiales.
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Les œufs suivent également cette tendance. Après une période de stabilité au cours des mois ayant suivi le Ramadan, le prix de l’unité a de nouveau augmenté. Il atteint actuellement jusqu’à 1,20 dirham, selon le calibre et la qualité, contre environ 0,50 dirham auparavant.
Reste à savoir ce qui explique la persistance de ces niveaux de prix. Les professionnels du secteur mettent notamment en avant les conséquences des années de sécheresse sur le cheptel et les coûts de production.
D’autres acteurs évoquent le poids des intermédiaires et des pratiques spéculatives. La question du contrôle des marges entre les marchés de gros et les points de vente au détail revient ainsi au centre des débats.







