Le Parlement renouvelle sa mobilisation totale pour le Sahara marocain en saluant les efforts du Souverain

Ahmed Touizi et Mohamed Ould Errachid. (Y.Mannan/Le360)

Le 02/11/2026 à 19h05

VidéoLe Parlement marocain, avec ses deux chambres, a exprimé ce lundi sa mobilisation totale derrière le roi Mohammed VI pour consolider la marocanité irréversible du Sahara. Les parlementaires ont en outre salué la décision royale de mettre fin à la présence de la MINURSO.

Cette position unanime a été renouvelée lors d’une session extraordinaire du Parlement, tenue sous la présidence conjointe des présidents de la Chambre des représentants, Ahmed Touizi, et de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid.

Les présidents des groupes parlementaires issus de la majorité et de l’opposition ainsi que des élus indépendants se sont relayés à la tribune pour adhérer unanimement à la réaction du Souverain. Aux termes d’un communiqué du Cabinet royal, le mandat de la MINURSO a pris fin le 31 octobre 2026, faute de renouvellement par le Conseil de sécurité.

Bien que la résolution ait été rejetée, les élus de la Nation se sont félicités des onze voix recueillies par la résolution américaine qui appuie l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine.

Les députés ont tous scandé que «le Maroc est dans son Sahara et que le Sahara est dans son Maroc», une célèbre phrase prononcée par le Souverain dans l’un de ses discours.

Dans leurs allocutions, les élus ont insisté sur le fait qu’une nouvelle étape s’ouvre dans nos provinces du Sud après le départ de la MINURSO. Ils ont renouvelé l’engagement du Maroc à défendre son initiative d’autonomie, sur la base de sa souveraineté, en développant les investissements et en menant une diplomatie parlementaire parallèle.

À titre d’exemple, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a rappelé que le Maroc a déployé un programme de développement dans les provinces sahariennes de 150 milliards de dirhams. Ces régions, selon elle, ont enregistré l’an dernier une croissance de 8%, alors que, pour l’ensemble du Royaume, cette croissance n’a été que de 4,7% en moyenne.

Par ailleurs, le président Mohamed Ould Errachid a mis l’accent sur le taux élevé de participation enregistré dans les provinces sahariennes lors du scrutin législatif du 23 septembre 2026.

Lors d’un point de presse, Ahmed Touizi a, pour sa part, expliqué que la session extraordinaire avait permis d’écouter «l’ensemble des positions qui étaient unanimes pour saluer et exprimer leur grande fierté, tout d’abord à l’égard de l’immense travail accompli par Sa Majesté le Roi au sujet de notre intégrité territoriale, à la lumière d’une résolution majeure, la résolution 2797 adoptée par le Conseil de sécurité».

Et de poursuivre que le Parlement marocain s’inscrit «pleinement dans la démarche de Sa Majesté le Roi» en lui apportant son soutien.

Il a indiqué que le Parlement allait élaborer un plan d’action pour que la diplomatie parlementaire joue «pleinement son rôle fondamental».

Ahmed Touizi a en outre émis le vœu, au nom de son institution, de «voir d’abord l’évacuation des zones marocaines par la MINURSO, ses équipements et l’ensemble de ses installations présentes au sein de cette région qui nous est si chère».

Il faut rappeler que, lors de cette séance conjointe extraordinaire, les chefs des groupes politiques sont montés au créneau pour dénoncer le rôle direct du régime algérien dans la pérennisation du conflit du Sahara.

Entre dénonciation des manœuvres diplomatiques d’Alger et appel solennel à la libération des séquestrés de Tindouf, les représentants de la Nation ont acté le tournant décisif amorcé par la diplomatie royale à la suite de la fin du mandat de la MINURSO, actée au Conseil de sécurité des Nations unies lors de sa réunion du 30 octobre 2026.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 02/11/2026 à 19h05