Enseignement de l’amazigh: Mohamed Nabil Benabdallah reporte l’examen des revendications des enseignants

Fatima Ezzahra El Mansouri, cheffe du gouvernement, reçoit le 30 septembre 2026, à Rabat, Mohamed Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, nommé ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification.

Revue de presseLe ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, Mohamed Nabil Benabdallah, dont le parti, le Parti du progrès et du socialisme (PPS), lorsqu’il siégeait dans l’opposition, s’était fait le fervent défenseur de la cause amazighe au Parlement, est aujourd’hui accusé de rétropédaler devant les revendications, légitimes, de ce secteur. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 02/11/2026 à 18h59

Le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, Mohamed Nabil Benabdallah, aurait opté pour le report de l’examen du cahier revendicatif des enseignants de la langue amazighe à une date ultérieure. Ce report serait expliqué, par l’entourage proche du ministre, par le fait que la question de ces revendications ne revêt pas un caractère d’urgence contrairement à d’autres dossiers en suspens, relaie Al Akhbar de ce mardi 3 novembre. C’est l’approche qu’aurait également adoptée les syndicats les plus représentatifs dans le secteur, indiquent les mêmes sources.

«Ce traitement accordé à l’enseignement de la langue amazighe et aux revendications de ses enseignants risque de susciter la colère de ces derniers, d’autant plus que leurs coordinations s’apprêtent à organiser des mouvements de protestation pour imposer la satisfaction de leurs demandes et restituer à la langue amazighe sa place légitime, conformément à la Constitution», écrit le quotidien.

Cette question de la langue amazighe, poursuit le quotidien, soulevée aujourd’hui, rappelle le discours du groupe parlementaire du PPS lorsqu’il était dans l’opposition au Parlement. Plusieurs questions écrites et orales avaient été posées par les députés du PPS, appelant l’ancien ministre de tutelle, Mohamed Saâd Berrada, à répondre aux revendications légitimes des enseignants de la langue amazighe.

Dans ce sillage, des acteurs éducatifs rappellent la question écrite qu’avait adressée la députée Meryem Ouhssata au ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports concernant «la situation de l’enseignement de la langue amazighe et de ses cadres pédagogiques à l’échelle nationale».

La députée du PPS avait soulevé «les dysfonctionnements qui freinent la mise en œuvre effective de l’officialisation de l’amazigh au sein de l’école marocaine» et «l’absence de manuels d’apprentissage dédiés à cette langue, en particulier dans les écoles pionnières».

De même, elle avait notamment appelé le ministre de tutelle à accélérer la généralisation effective de l’enseignement de l’amazigh à tous les niveaux du cycle primaire, à l’étendre aux cycles de l’enseignement collégial et qualifiant, à l’intégrer de manière obligatoire dans le préscolaire, et à officialiser son alphabet, le tifinagh.

Au-delà de ce revirement de situation du ministre de tutelle, laisse entendre le quotidien, les revendications du secteur demeurent d’actualité et sont remises sur le devant de la scène éducative et médiatique à l’occasion de cette rentrée scolaire.

Par La Rédaction
Le 02/11/2026 à 18h59