Abstention, défiance, désillusion… Le Mouvement Damir s’alarme

Les membres fondateurs de Damir annoncent la création de leur mouvement, au cours d'une assemblée générale constituante, le 14 décembre 2013, à Rabat (archives). . DR

Revue de presseLe mouvement Damir met en garde contre la montée du désengagement politique et électoral et l’érosion de la confiance envers les institutions élues notamment auprès des jeunes. Il plaide pour une transformation profonde du modèle politique, dans le respect des constantes de la nation, et annonce un rapport documenté sur la cohérence du programme gouvernemental de Fatima Ezzahra El Mansouri avec le nouveau modèle de développement. Cet article est une revue de presse tirée d’Al Ahdath Al Maghribia.

Le 02/11/2026 à 18h03

Le mouvement Damir, qui s’alarme de la montée du désengagement à l’égard de la participation politique et électorale, en impute la cause à l’érosion de la confiance envers les institutions élues, auprès de larges catégories de Marocains. Il estime que la faiblesse du taux de participation aux dernières élections législatives, notamment chez les jeunes, révèle une crise plus profonde, liée à la capacité du modèle politique existant à répondre aux aspirations et aux attentes de l’électorat.

Dans un communiqué, le bureau exécutif de Damir a fait part de ses préoccupations face au recul de la confiance dans l’utilité de la participation politique, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 3 novembre. Il appelle à une révision profonde de la relation entre les citoyens et les institutions, ainsi qu’à une transformation du modèle politique dans le cadre des constantes de la nation.

Le mouvement considère que le rétablissement de la confiance ne saurait résulter d’appels récurrents à la participation ou de mesures conjoncturelles. Il exige une réforme profonde du paysage partisan, l’instauration des conditions d’une pratique politique plus démocratique et plus efficace, l’élargissement des espaces de participation et l’influence sur la décision publique, afin que les institutions soient plus représentatives de la volonté populaire et plus capables de répondre aux attentes de la société.

Dans le cadre de son diagnostic des causes de la frustration chez les jeunes, le mouvement Damir a évoqué les événements tragiques survenus dans les présides de Ceuta et Melilla au mois de juillet dernier, ainsi que les victimes qu’ils ont causées. Il estime que ces événements constituent une sonnette d’alarme qui impose de réfléchir à leurs dimensions sociales, économiques et politiques, et à ce qu’ils révèlent de la limitation des perspectives offertes aux jeunes ainsi que de la perte d’espoir de voir se réaliser leurs aspirations dans leur pays.

Le mouvement a appelé les autorités et les institutions concernées à redoubler d’efforts et à concevoir des solutions innovantes afin de s’attaquer aux causes profondes de ces phénomènes. Il insiste sur le fait que la faiblesse de la participation électorale, notamment des jeunes, impose une remise en question des conditions politiques et institutionnelles susceptibles de restaurer la confiance dans le fonctionnement démocratique et de consolider la participation citoyenne, relaie Al Ahdath Al Maghribia.

Dans un contexte connexe, le mouvement Damir a annoncé qu’il préparait un rapport documenté afin d’évaluer dans quelle mesure le programme gouvernemental présenté par Fatima Ezzahra El Mansouri était cohérent avec les objectifs, les orientations stratégiques et les réformes fondamentales du nouveau modèle de développement.

Par Hassan Benadad
Le 02/11/2026 à 18h03