Sahara. Suivez en direct la séance commune du Parlement consacrée aux derniers développements du dossier

Ahmed Touizi, président de la Chambre des représentants, et Mohamed Ould Errachid, président de la Chambre des conseillers.

En directLes deux chambres du Parlement tiennent, ce lundi 2 novembre, une séance commune consacrée aux derniers développements de la question du Sahara marocain. Cette réunion intervient dans le sillage de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU du 30 octobre et du communiqué du Cabinet royal faisant état des dernières évolutions du dossier.

Le 02/11/2026 à 13h04

Le Parlement marocain se réunit ce lundi en séance commune des deux chambres, la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers, pour examiner les derniers développements de la question du Sahara. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les évolutions récentes au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, à la suite de sa réunion du 30 octobre consacrée au dossier.

14:10 - L’UGTM appelle à préserver les acquis diplomatiques et à défendre les droits des populations de Tindouf

Prenant la parole au nom du groupe de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) à la Chambre des conseillers, Hanae Belkheir a salué le contenu du communiqué du Cabinet royal publié à la suite de la réunion du Conseil de sécurité du 30 octobre 2026. Elle y voit une nouvelle étape dans le traitement de la question du Sahara, estimant que le Maroc est passé de la phase de gestion du dossier à celle de la concrétisation de changements majeurs.

La conseillère a notamment appelé à préserver les acquis diplomatiques du Royaume et à poursuivre la mobilisation internationale autour de l’initiative d’autonomie. Elle a également salué la résolution 2797 du Conseil de sécurité et réaffirmé son soutien aux représentants des provinces du Sud, qu’elle considère comme les véritables représentants des populations sahraouies.

Hanae Belkheir a par ailleurs insisté sur la nécessité de veiller au respect des droits des réfugiés et des détenus dans les camps de Tindouf, plaidant pour qu’ils puissent notamment exercer leur droit au retour dans leur pays.

14:15: Hassan Derham: l’Algérie et le Polisario doivent se raviser

Également enfant du Sahara marocain, Hassan Derham a porté la voix du Parti du progrès et du socialisme lors de cette séance. Pour lui, la non-reconduction de la MINURSO signe l’échec du Conseil de sécurité dans le règlement de la question du Sahara. «Cela étant, ils étaient 11 pays membres à soutenir le projet de résolution auquel la Russie a opposé son véto, la preuve de la justesse de notre cause et de l’appui international dont jouit le Royaume», a-t-il noté.

Selon lui, le communiqué du Cabinet royal ayant suivi le vote au Conseil de sécurité, vendredi 30 octobre dernier, est la nouvelle référence. Il constitue une rupture avec le statu quo que certains ont voulu imposer dans le traitement du dossier. «Une page se tourne avec la fin du processus politique onusien, une nouvelle s’ouvre», a-t-il tranché. La marche du Maroc, elle, se poursuit. «Et c’est à l’Algérie, et au Polisario, de se raviser. Cet échec de la non-reconduction de la MINURSO est d’abord le leur».

14:05 - Pour l’USFP, «la non-prorogation du mandat de la Minurso marque un changement majeur»

Prenant la parole au nom du groupe parlementaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), son président, Hassan Lachgar, a réaffirmé l’engagement de son parti en faveur de la défense de l’intégrité territoriale du Royaume, soulignant que la question du Sahara constitue une cause nationale qui ne saurait faire l’objet de marchandages ou de considérations circonstancielles.

Le responsable socialiste a également mis en avant les transformations économiques et sociales des provinces du Sud, citant les investissements dans les infrastructures, les services publics et le renforcement de la représentation politique dans des villes comme Laâyoune, Dakhla, Smara et Boujdour. Il a estimé que ces réalisations témoignent de la place centrale qu’occupent ces territoires dans la stratégie nationale de développement du Maroc.

Évoquant les derniers développements aux Nations unies, Hassan Lachgar a considéré que la non-prorogation du mandat de la Minurso dépassait le cadre d’une simple décision procédurale. Il y voit «le début d’un changement majeur» dans la gestion du dossier du Sahara, estimant que les conditions ayant présidé à la création de cette mission sont désormais arrivées à leur terme.

14:00 - Driss El Azami El Idrissi: la non-reconduction de la MINURSO, «un exploit et une victoire»

Président du groupe du Parti de la justice et du développement (PJD) à la Chambre des représentants, Driss El Azami El Idrissi a qualifié les derniers développements de la question du Sahara, marqués par la non-reconduction de la MINURSO suite au veto russe au Conseil de sécurité, d’«exploit» et de «victoire» de la légitimité du Maroc sur ses provinces du Sud. «Nous nous tenons derrière notre Roi», a-t-il affirmé.

Driss El Azami El Idrissi a formulé le vœu que les populations séquestrées à Tindouf puissent un jour regagner leur mère patrie et que cesse le déchirement de bien des familles. Il a également rappelé toute la sagesse du Maroc et de son Roi dans la gestion de ce dossier, notamment s’agissant de l’attitude de l’Algérie, tout en soulignant la politique de la main tendue du Souverain envers le pays voisin.

«Quoi qu’il arrive, le Maroc est dans son Sahara, et le Sahara est dans son Maroc, jusqu’à ce qu’Allah hérite de la terre et de ceux qui s’y trouvent», a conclu le président du groupe PJD.

13:40 - Le parti de l’Istiqlal voit dans les derniers développements un tournant pour la souveraineté nationale

Prenant la parole au nom du groupe istiqlalien lors de la séance commune des deux chambres du Parlement, son président, Rahhal Mekkaoui, a salué le communiqué du Cabinet royal faisant suite à la réunion du Conseil de sécurité, qu’il a présenté comme un tournant dans le traitement de la question du Sahara et dans la consécration de la souveraineté territoriale du Royaume.

Le responsable istiqlalien a estimé que les derniers développements marquaient une rupture avec des décennies de stagnation dans le règlement du conflit. Il a notamment évoqué la non-reconduction de la mission onusienne et l’abandon de la perspective référendaire, considérant que cette évolution s’inscrit dans la volonté de préserver la paix et le cessez-le-feu et de parvenir à une solution définitive.

Rahhal Mekkaoui a également appelé à poursuivre et à renforcer l’action diplomatique internationale sous le leadership du roi Mohammed VI, afin d’élargir le soutien dont bénéficie la position marocaine. Il a avancé que près des deux tiers des États membres de l’ONU, parmi lesquels des membres du Conseil de sécurité, soutiennent désormais le Maroc.

13:30 - Le PAM plaide pour tourner la page de la gestion du dossier au Conseil de sécurité

Intervenant au nom du Parti authenticité et modernité (PAM) lors de la séance commune des deux chambres du Parlement, le député Mohamed Sabbari a salué les derniers développements de la question du Sahara, qu’il a qualifiés d’étape cruciale dans le processus de règlement de ce dossier.

Le parlementaire a notamment mis en avant la non-reconduction de la mission de la Minurso, après 31 années de présence dans les provinces du Sud. Au nom de son parti, il a exprimé son soutien au communiqué du Cabinet royal et aux perspectives qu’il ouvre en vue d’une clôture définitive du dossier du Sahara marocain.

Mohamed Sabbari a également défendu la nécessité de dépasser la gestion de cette question au sein du Conseil de sécurité et de mettre fin aux réunions internationales qui lui sont consacrées, tout en tenant compte des rapports du secrétaire général des Nations unies. Il a enfin réaffirmé l’attachement du Maroc au cessez-le-feu ainsi qu’à la poursuite des efforts en faveur de la paix et du bien-être des populations.

13:16 - Après la MINURSO: les trois axes prioritaires du Parlement, selon Mohamed Ould Errachid

Enfant des provinces du Sud, le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid, a donné le ton quant à la marche à suivre pour le Parlement marocain après la fin de la MINURSO. Dans son discours inaugural de la séance parlementaire dédiée à la cause nationale, ce lundi 2 novembre 2026, il a souligné trois axes d’intervention sur lesquels députés et conseillers devront se mobiliser : le renforcement des actions entrant dans le cadre de la diplomatie parlementaire en multipliant les contacts à l’international, l’activation de la préparation législative (readiness) pour évoluer en fonction des développements présents et à venir et la poursuite de la mobilisation nationale en vue des prochains défis.

13:15 - Sahara marocain: Ahmed Touizi appelle à traduire le consensus national en acquis institutionnels durables

Dans son allocution d’ouverture de la séance commune des deux chambres du Parlement consacrée à la question du Sahara, le président de la Chambre des représentants, Ahmed Touizi, a souligné que les avancées enregistrées par le Maroc sur ce dossier ne relevaient pas d’une conjoncture passagère, mais étaient le fruit d’une «vision royale clairvoyante» et d’une diplomatie fondée sur la fermeté et la clarté.

Il a notamment mis en avant le soutien international croissant à la position marocaine et la reconnaissance de l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine comme «une base réaliste et crédible» pour le règlement de ce différend régional.

Pour Ahmed Touizi, la responsabilité du Parlement ne consiste pas uniquement à saluer les acquis réalisés, mais également à contribuer activement aux prochaines étapes. Il a ainsi réaffirmé le soutien des deux chambres au roi Mohammed VI et leur engagement à assumer pleinement leurs missions constitutionnelles, législatives, de contrôle et de diplomatie parlementaire, au service des intérêts supérieurs du Royaume.

Le président de la Chambre des représentants a enfin appelé à transformer le consensus national autour de la question du Sahara en un «acquis institutionnel durable», tout en accompagnant le développement des provinces du Sud et le renforcement de leur rayonnement économique, social et culturel, qu’il a présenté comme une traduction concrète de la souveraineté nationale.

Par La Rédaction
Le 02/11/2026 à 13h04