Chambre des représentants: un bureau provisoire aux commandes en attendant l’élection du président

La Chambre des représentants au Parlement. DR

Après l’ouverture officielle de la première session de la 12e législature, la Chambre des représentants est actuellement administrée par un bureau provisoire, dans l’attente de l’élection de son nouveau président et de la mise en place de ses différentes structures. Ce lundi 12 octobre, aucune séance plénière ni réunion de commission n’est programmée, a appris Le360 de sources informées.

Le 11/10/2026 à 16h43

Après l’ouverture officielle, vendredi 9 octobre, de la première session de la première année législative de la 12e législature, la Chambre des représentants est actuellement gérée par un bureau provisoire, dans l’attente de l’élection de son nouveau président dans les prochains jours.

Ce lundi 12 octobre 2026, aucune séance plénière ni réunion de commission n’est ainsi prévue, a appris Le360 de sources informées.

Conformément au règlement intérieur de la Chambre, le bureau provisoire est présidé par le doyen d’âge des députés et comprend également les deux représentantes et les deux représentants les plus jeunes. Sa mission est essentiellement liée à la préparation et à la tenue de la séance consacrée à l’élection du président de la Chambre.

Le secrétaire général de la Chambre des représentants assure, pour sa part, la gestion des affaires administratives et financières courantes, notamment le paiement des salaires et indemnités du personnel ainsi que les dépenses nécessaires au fonctionnement normal de l’institution.

Selon les mêmes sources, les 395 nouveaux députés n’ont pas encore reçu d’agenda pour le début de la semaine.

«On pense que l’absence d’un agenda est due aux tractations actuelles menées par la nouvelle cheffe du gouvernement pour former sa majorité, laquelle devrait également peser sur le choix du prochain président de la Chambre des représentants», indique une source parlementaire sous couvert d’anonymat.

Selon cette source, la présidence de la première Chambre pourrait revenir au Parti Authenticité et Modernité (PAM), formation arrivée en tête du scrutin législatif du 23 septembre avec 97 sièges.

Un nom circule avec insistance dans les tractations, celui d’Abdellatif Miraoui, membre du PAM et ministre sortant de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. À ce stade, aucune candidature officielle à la présidence de la Chambre n’a toutefois été annoncée.

Dans le même temps, Fatima Ezzahra El Mansouri poursuit les négociations pour former le futur gouvernement. L’un des scénarios privilégiés ces derniers jours repose sur une coalition inspirée de l’ancienne Koutla et réunissant le PAM, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS).

Sur la base des résultats des législatives, ces quatre formations totalisent 207 sièges: 97 pour le PAM, 65 pour l’Istiqlal, 26 pour l’USFP et 19 pour le PPS, soit neuf sièges de plus que la majorité absolue de 198 députés.

À noter que le PPS a parallèlement constitué avec le Front des forces démocratiques (FFD), qui dispose de deux députés, et le Parti des Néo-Démocrates, qui compte un élu, un groupe parlementaire commun de 22 membres. Cette entente concerne pour l’heure l’organisation du travail parlementaire et ne porte pas, en elle-même, la coalition gouvernementale à 210 sièges.

Une fois les équilibres politiques clarifiés, le bureau provisoire devra convoquer la séance consacrée à l’élection du président de la Chambre. Le président élu dirigera ensuite le processus de mise en place du bureau définitif et des autres structures de l’institution. Le règlement intérieur prévoit en effet l’élection du président et des membres du bureau au début de chaque législature.

Dans l’attente de ces élections internes, la Chambre des représentants fonctionne donc au ralenti sous la conduite de son bureau provisoire. La désignation du prochain président devrait constituer l’une des premières traductions institutionnelles des nouveaux rapports de force issus des urnes, alors que les négociations pour la formation de la majorité gouvernementale se poursuivent en parallèle.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 11/10/2026 à 16h43