Chambre des représentants: échange tendu entre Ouahbi et le PJD autour de la lutte contre l’enrichissement illicite

Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, lors de son intervention à la Chambre des représentants, lundi 2 novembre 2026.

Le 02/11/2026 à 18h34

VidéoUn échange tendu a opposé, lundi, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, aux députés du Parti de la justice et du développement (PJD) à la Chambre des représentants. En cause, une réponse du ministre qualifiée de «misérable» par le groupe parlementaire, provoquant une vive réaction de sa part.

Lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, plusieurs sujets étaient à l’ordre du jour, dont la lutte contre l’enrichissement illicite et la moralisation de la vie publique.

C’est à l’occasion de cette dernière question qu’un échange tendu a opposé le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, au groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD), après que celui-ci a qualifié sa réponse de «misérable».

Le terme a immédiatement fait réagir le ministre, qui a dénoncé un manque de respect dans les échanges entre les pouvoirs législatif et exécutif. «Est-ce une dérive que de qualifier les propos d’un ministre de misérables? Soit nous échangeons dans le respect des règles éthiques, soit nous finirons par employer les mêmes termes», a-t-il lancé devant les députés.

Visiblement agacé, Abdellatif Ouahbi a ensuite menacé de quitter l’hémicycle si les échanges ne retrouvaient pas un niveau de respect conforme à celui dû à l’institution parlementaire. «Que me demande-t-on, Monsieur le Président? De me retirer de la séance pour qu’il n’y ait plus de misère dans cet hémicycle?», a-t-il ironisé.

L’incident a conduit le député Abdellah Bouanou, intervenant au nom du groupe du PJD, à prendre la parole pour calmer les esprits. Tout en rappelant que le respect devait être réciproque entre les institutions législative et exécutive, il a demandé au président de séance de faire retirer le terme «misérable» du procès-verbal.

Au-delà de cet échange, la question de la lutte contre l’enrichissement illicite a donné lieu à un débat sur les moyens de renforcer l’arsenal juridique, les garanties entourant les procédures judiciaires et la nécessité de préserver les droits des personnes mises en cause.

À cette occasion, Abdellatif Ouahbi a notamment annoncé la présentation prochaine de textes législatifs relatifs à l’enrichissement illicite, aux conflits d’intérêts et au blanchiment d’argent.

Par Najwa Targhi
Le 02/11/2026 à 18h34