Après son éviction du gouvernement, Madiha Khayr quitte la Chambre des représentants

Madiha Khayir.

Revue de presseEmportée par une tempête politico-judiciaire après son éviction du gouvernement, Madiha Khayr a cédé aux pressions de la direction de son parti, l’Istiqlal, en renonçant définitivement à son siège parlementaire, laissant la place à une réorganisation éclair menée par Nizar Baraka. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 21/10/2026 à 20h11

La scène politique nationale vit au rythme d’un séisme partisan d’une rare intensité suite au départ définitif de Madiha Khayr du Parlement. Quelques jours seulement après son éviction du gouvernement, elle a fini par céder aux directives strictes de la direction du Parti de l’Istiqlal en remettant sa démission de son siège à la Chambre des représentants. Cette décision met fin de manière brutale à un parcours parlementaire et ministériel emporté par une tempête politico-judiciaire, concluant un chapitre particulièrement mouvementé pour le Parti de l’Istiqlal, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 22 octobre.

L’origine de cet effondrement politique remonte à son limogeage surprise de son poste de ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle, consécutif à l’émergence d’un dossier judiciaire la concernant. L’officialisation de son éviction a immédiatement déclenché une vague de spéculations et de critiques virulentes au sein de l’opinion publique. La révélation d’éléments relatifs à ses antécédents a soulevé de profonds questionnements sur la rigueur des critères d’accès aux responsabilités gouvernementales et sur la gouvernance interne des formations politiques lors du choix de leurs cadres.

Les répercussions de ce séisme ne sont pas restées confinées au pouvoir exécutif et se sont rapidement propagées aux instances législatives du parti. Afin de contenir la crise et de préserver l’image de la formation, la présidence de l’Istiqlal a réagi sans attendre en retirant à Madiha Khayr la présidence du groupe parlementaire à la première Chambre. Pour prendre sa succession et restructurer l’action du parti sous la coupole, la direction a désigné le député et membre du comité exécutif Rahal El Makkaoui, signalant ainsi une reprise en main ferme de l’appareil partisan.

Isolée et confrontée à un mécontentement croissant au sein même de sa famille politique, l’ancienne ministre n’a eu d’autre choix que d’acter son retrait total de l’enceinte parlementaire, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia. Sa démission formelle de la Chambre des représentants parachève sa sortie définitive des instances de décision. En l’espace de quelques jours, l’enchaînement des événements aura balayé sa présence institutionnelle, illustrant la vitesse à laquelle les crises politiques et judiciaires peuvent redéfinir la trajectoire des figures publiques.

Pour tourner définitivement la page de cette séquence éprouvante, le groupe parlementaire de l’Istiqlal s’est réuni en urgence sous la présidence de Nizar Baraka, en présence des ministres et des membres de l’équipe législative. Cette session d’alignement visait à officialiser la prise de fonction de Rahal El Makkaoui et à tracer la feuille de route pour la période à venir. À travers cette restructuration, la formation cherche avant tout à remobiliser ses troupes, à renforcer la dynamique de son action législative et à maintenir sa capacité de plaidoyer tout en s’efforçant de restaurer la confiance.

Par La Rédaction
Le 21/10/2026 à 20h11