Gouvernement El Mansouri: la bataille des postes dans les cabinets ministériels

La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, devant le Parlement, lundi 19 octobre 2026.

La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, devant le Parlement, lundi 19 octobre 2026.

Revue de presseLa cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, aurait mis en garde les parlementaires contre la transformation des cabinets ministériels en réseaux de clientélisme et de rente politique. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 21/10/2026 à 20h06

Alors que le gouvernement El Mansouri s’installe à peine, des conflits, qui n’ont aucun lien avec le programme gouvernemental, les réformes ou les priorités sociales, éclatent dans l’entourage des ministres à propos des postes au sein de leur cabinet.

En effet, «certains parlementaires, normalement élus pour contribuer à la législation et contrôler l’action gouvernementale, ont trouvé dans la formation du gouvernement une occasion de tirer profit de la rente politique», écrit Assabah de ce jeudi 22 octobre.

«Ces parlementaires demeurent imprégnés d’une vieille politique qui réduit la participation au gouvernement à la répartition des postes et à la récompense partisane, transformant ainsi les cabinets ministériels en réseaux de clientélisme», indiquent les sources du quotidien.

La réaction de Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM) et cheffe du gouvernement, est hautement significative. D’après les sources du quotidien, elle aurait fermement souligné devant des parlementaires de son parti que «le cabinet ministériel n’était ni une rente partisane ni un espace pour récompenser les militants, mais une institution de travail exigeant des compétences et de l’efficience».

L’approche, indique le quotidien, rejoint ainsi harmonieusement son appel à un gouvernement fort et homogène en vue de servir les citoyens. Le cabinet ministériel, écrit le quotidien, n’est pas une annexe partisane ni une salle d’attente pour indemnités et privilèges, mais une institution de conseil et d’expertise qui doit être dotée de compétences pour préparer les dossiers, penser les politiques publiques, accompagner les décisions gouvernementales et en évaluer les résultats.

Pour le gouvernement El Mansouri, le défi à relever ne réside pas uniquement dans le choix des ministres, mais s’étend également à la lutte contre cette culture de la rente dans leur entourage au sein de leur cabinet, par l’instauration de critères transparents basés sur la compétence, l’expertise et de la reddition des comptes.

Par La Rédaction
Le 21/10/2026 à 20h06