Conformément à l’article 50 de la Constitution qui octroie au Roi le droit de publier des lois, celle relative à l’organisation de la profession d’avocat a été publiée jeudi 19 août 2026 au Bulletin officiel, la rendant effective malgré le rejet de l’Association nationale des barreaux du Maroc (ANBM). Cette dernière estime qu’«elle touche à l’indépendance des avocats» vis-à-vis des ministères publics et de la justice.
Le bâtonnier de Rabat a écrit sur sa page Facebook que les avocats poursuivront «leur lutte professionnelle pour défendre l’indépendance et la dignité de la profession, nonobstant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi régissant le barreau et sa publication au Bulletin officiel».
Le bâtonnier a ajouté que la profession «avait subi une série de coups durs ces dernières années», soulignant que les atteintes portées à ce métier ont affecté son histoire, son présent et ses perspectives.
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Après la publication de la nouvelle loi au bulletin officiel, Aziz Rouibah a estimé que «l’épreuve de force entre dans une nouvelle phase. Les avocats ne sont ni des nihilistes au point de faire comme si de rien n’était, ni des aventuriers prêts à la désobéissance, ni des faibles enclins à se sentir vaincus ou à capituler».
Il a réaffirmé la poursuite de la lutte professionnelle, en s’appuyant sur les mécanismes légitimes appropriés pour faire face à ce qu’il a qualifié de «loi injuste et inique, tant par sa conception que par les conséquences de ses dispositions».
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Devant cette impasse, des appels à la reprise du travail se font entendre parmi les avocats en grève illimitée depuis cent jours, alors que la paralysie des tribunaux affecte les droits des justiciables, dont ceux des personnes en détention préventive.
Dans sa réaction de vendredi, le PJD fait endosser au gouvernement, au ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi et au Parlement la responsabilité de l’incapacité de la Cour constitutionnelle à se prononcer sur la constitutionnalité de cette loi.
La Cour a regretté que la demande du président de la Chambre des représentants n’ait pas été accompagnée de la copie certifiée de la loi. Ce vice procédural a également été dénoncé par plusieurs partis politiques.
Le PJD a en outre invité les avocats à reprendre le chemin des tribunaux à travers le royaume. À noter que l’Association des barreaux du Maroc a invité son conseil (près de 200 membres) à se réunir à Rabat en vue de débattre de la situation.




