Laâyoune renforce son offre universitaire avec l’ouverture de l’École nationale des technologies avancées (ENTA). Depuis la rentrée 2026-2027, l’établissement accueille ses premiers étudiants, venus de différentes villes et régions du Royaume. Son campus définitif n’étant pas encore achevé, les cours se déroulent pour le moment dans les locaux de la Faculté de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire de la ville.
Pour cette première année, l’école a ouvert un cycle de deux années préparatoires au cursus d’ingénieur, avec une première promotion de 72 étudiants «filles et garçons, venus de différentes villes et régions du Royaume», indique Lahbib Ajallouda, coordinateur pédagogique de l’établissement.
Les effectifs sont appelés à augmenter. L’école prévoit d’accroître sa capacité d’accueil au cours des prochaines années, jusqu’à environ 1.500 étudiants, à mesure qu’elle s’installera dans son futur campus du quartier 25 Mars.
Lire aussi : En images. Laâyoune: le barrage de Sakia El Hamra achevé à 99%
Ce projet représente un investissement estimé de 70 à 100 millions de dirhams, dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de l’Enseignement supérieur et le Conseil de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra. Pour les étudiants, cette école est d’abord l’occasion de se former à des métiers technologiques qui occupent une place croissante sur le marché du travail.
«Je suis venu pour découvrir les perspectives offertes par les technologies avancées et les nouveaux domaines recherchés aujourd’hui par le marché de l’emploi, comme l’intelligence artificielle ou le génie logiciel», confie Mouataz Ben Issa. Ce jeune homme attend aussi de la qualité des enseignements et des débouchés professionnels qu’elle pourrait lui ouvrir.
Lire aussi : Fête de l’Unité: les préparatifs battent leur plein à Laâyoune
Sur la qualité des enseignements, les premiers retours sont positifs. «La qualité des cours est très bonne. Nous avons un équilibre entre la théorie et la pratique», témoigne Saad Ibrih, un autre étudiant, qui espère aller plus loin dans ce domaine grâce à la formation reçue. Pour lui, ce parcours est une occasion de développer ses compétences et de construire son avenir dans les technologies avancées.
Vivre loin de chez soi, à plusieurs centaines de kilomètres du domicile familial, peut aussi représenter un défi. Les étudiants interrogés disent pourtant avoir trouvé leurs repères à Laâyoune.
«Nous sommes venus de différentes régions du Maroc, mais nous nous sentons comme un seul groupe. Nous ne ressentons pas vraiment cette différence liée à l’éloignement de nos maisons», raconte Ahlam Nounou, une jeune étudiante. Certains ont même des membres de leur famille dans la ville, ce qui facilite leur installation et leur évite les contraintes de logement ou de transport.
Lire aussi : Laâyoune: le défi environnemental du chantier du plus long pont du Maroc
La formation proposée par l’école couvre plusieurs domaines, dont l’intelligence artificielle, l’hydrogène vert et les énergies renouvelables, mais aussi la cybersécurité, les villes intelligentes et le dessalement de l’eau. Ces spécialités répondent aux besoins de secteurs appelés à se développer dans la région, en particulier les industries vertes et les activités liées aux nouvelles technologies.
L’ouverture de l’ENTA s’inscrit ainsi dans l’évolution de la ville, qui accueille progressivement de nouveaux établissements universitaires et des étudiants venus de tout le Maroc. À travers ces formations, l’école entend préparer des profils capables de répondre aux besoins en compétences de la région et accompagner le développement de ses secteurs technologiques et industriels.




