Tous les articles correspondant à #Dar Lkabranate

Dar Lkabranate. EP-207. Du «jamais sans le Polisario» au «on s’incline»: le virage à 180° d’Alger
La seule constance du régime algérien, ici représenté par M. Le président, c’est son talent pour l’acrobatie verbale. Hier encore, Tebboune claironnait qu’il ne lâcherait jamais la «cause sahraouie». Aujourd’hui, le voilà qui célèbre la résolution 2797 comme une divine surprise, reconnaissant ainsi que l’autonomie sous souveraineté marocaine sur le Sahara est «inéluctable». Quel revirement! Quel pragmatisme! On se demande seulement à quel moment ce même régime, si prompt à dénoncer les «ingérences étrangères», a décidé que les desiderata de Washington valaient bien une trahison de ses anciens protégés. Après tout, quand on a passé des années à entretenir des camps de réfugiés fantômes et des milices fantoches, il faut bien savoir tourner casaque… et aller à Canossa.
Dar Lkabranate. EP-206. Algérie, le pays où toutes les carrières mènent à…la case prison
En Algérie, le parcours professionnel des ministres et autres premiers ministres ressemble étrangement à un jeu de société où la case «départ» mène invariablement à la case «prison». Une fin de carrière aussi prévisible qu’un feuilleton égyptien des années 1980, mais en moins glamour. Et comme si cela ne suffisait pas, les hauts gradés de l’armée découvrent eux aussi, un peu tard, que leur parcours se termine souvent entre quatre murs. Une perspective si réjouissante que certains ont déjà troqué leur uniforme contre un passeport étranger et un aller simple pour des cieux plus cléments, leur butin bien serré sous le bras. Car l’Algérie, voyez-vous, n’est pas vraiment un pays, mais un buffet à volonté où l’on se sert copieusement avant de filer de peur que le serveur ne vous présente l’addition, sous forme de mandat de dépôt.
Dar Lkabranate. EP-204. Quand les caporaux jouent aux hôtes de marque: le grand théâtre de l’absurde
Les voilà donc, nos chers dirigeants algériens, qui s’agitent comme des poulets sans tête pour redorer un blason déjà bien terni. Entre réceptions fastueuses et sourires figés, ils croient encore pouvoir sauver les apparences. Mais le ridicule, lui, ne les lâche pas. Il y a eu cette fameuse visite du pape, un moment gâché par un double attentat terroriste. Les vaillants protecteurs de la nation, plutôt que de réagir, ont préféré se murer dans un silence de cathédrale. Une stratégie aussi subtile qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Et il y a eu l’arrivée de Gianni Infantino, le président de la FIFA, venu «prendre des instructions de la présidence», selon la version officielle. Comme si recevoir le patron du football mondial pour lui montrer des stades fantômes et des pelouses en friche était une preuve de grandeur. Après tout, pourquoi se contenter de petites humiliations quand on peut viser le ridicule absolu?
Dar Lkabranate. EP-203. Mini-drapeau, maxi-ridicule: le naufrage en mondovision de la caporocratie
Les caporaux ont dû avaler de travers devant le spectacle surréaliste offert lors du match amical contre l’Uruguay, au Juventus Stadium. La mise en scène, à elle seule, tient lieu de radiographie impitoyable d’un régime en phase terminale de crédibilité. Avant que le ballon ne daigne rouler, le cérémonial des hymnes a viré à la farce: le drapeau algérien, censé incarner la souveraineté et la dignité nationale, s’est retrouvé relégué à une version miniature. Une métaphore cruelle, de la place qu’occupe cet État sur la scène internationale. L’après-match a offert un second acte tout aussi édifiant. Les tribunes se sont transformées en vivier d’envahisseurs improvisés, déferlant sur la pelouse dans un désordre jubilatoire. C’est l’image d’un pays qui prétend à la respectabilité mais dont les représentations virent à la caricature, où l’amateurisme le dispute au ridicule.
Dar Lkabranate. EP-200. Verdict de la CAF: les caporaux décrètent un deuil national
De la même manière que la victoire contestée du Sénégal en finale de la CAN 2025 a donné lieu à des célébrations nationales (en Algérie), le verdict de la CAF donnant le Maroc vainqueur a provoqué une symphonie de lamentations, audibles presque jusqu’à Oujda. Quelle surprise! La constante est admirable: chaque pays soutenu avec tant de ferveur par le voisin finit invariablement par trébucher. Porter la poisse est une sorte de tradition, presque un talent. Et que dire de ce pays capable de «révéler» une opération antiterroriste spectaculaire toutes les deux semaines, à heure fixe, comme un épisode de série… tout en regardant ses avions militaires tomber les uns après les autres, visiblement allergiques à l’entretien.
Dar Lkabranate. EP-198. Iran: la grande valse des caporaux désorientés
Depuis le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran et les attaques répétées de Téhéran visant les pays du Golfe, les caporaux semblent avoir perdu leur boussole politique. Incapables de décider sur quel pied danser, ils s’agitent dans tous les sens, multipliant communiqués et déclarations comme si la quantité pouvait compenser l’absence de ligne claire. Un jour, ils affirment une chose, le lendemain, ils soutiennent exactement l’inverse. La peur d’être les prochains sur la liste semble avoir transformé leur diplomatie en une étrange gymnastique verbale. Résultat: des demi-positions et de prudentes contorsions qui donnent l’impression d’un régime plus occupé à surveiller le vent qu’à définir une stratégie. Même le porte-parole officieux du régime, l’incompétent Hafid Derradji, s’y perd en soutenant les Ayatollahs, au risque de dire adieu à son confortable poste all-inclusive chez BeIN Sports.
Dar Lkabranate. EP-197. Le premier train parti de Ghar Djebilet toujours sur les rails… de l’éternité 
La grande série des scandales et des humiliations bat son plein à Alger. Et visiblement, Ramadan n’a rien pu y changer. Alors que tout le monde s’épuise à faire les courses et que la consommation atteint des sommets, les Algériens doivent composer avec la pénurie de sel. Et tandis que les inondations s’acharnent, Oran souffre du manque d’eau potable. Quant à l’idée du siècle du président Tebboune, eh bien, elle se fait toujours attendre. La première cargaison de minerai de fer de Ghar Djebilet, partie il y a déjà un mois par le rail, n’a toujours pas atteint sa destination.
Dar Lkabranate. EP-193. Courtisan des caporaux, Derraji ou l’art de transformer les flops en triomphes
Hafid Derraji, héros autoproclamé des caporaux et poète officiel de la propagande, a reçu les lauriers du général Chengriha et de son état-major pour son talent inégalé à transformer les flops en triomphes. Entre deux inhalations de lkala, fidèle alliée glissée sous la langue, Derraji jongle avec les inondations algériennes comme un prestidigitateur maladroit. Ce qui devrait couler devient, sous sa plume, une victoire éclatante de l’establishment. Pendant que le pays patauge, lui nage dans un océan de louanges… qu’il s’est généreusement attribuées.
Dar Lkabranate. EP-191. CAN 2025: quand les caporaux se découvrent une vocation de pleureuses professionnelles
Humiliés par le Nigéria, les caporaux ont offert au monde une sélection sans armes, sans idées et sans excuses crédibles. Les supporters ont brillamment complété le tableau en exhibant devant caméras et réseaux sociaux un ensauvagement assumé, comme un folklore local exportable. Ne restait plus qu’une option: pleurer. Beaucoup. Très fort. Et surtout publiquement. Relais activés, violons sortis, la grande symphonie de la victimisation pouvait commencer. Complots internationaux, arbitrage hostile, météo suspecte, alignement douteux des astres… tout y passe, sauf l’essentiel. Il ne s’agit pas seulement de la débâcle d’une équipe de football, mais de la faillite spectaculaire d’un système entier, incapable de gagner mais toujours champion du monde du déni.
Dar Lkabranate. EP-188. Quand la CAN déjoue les pronostics de Tebboune & Co
Tebboune & Co s’étaient préparés à commenter un désastre, à décortiquer un échec, à savourer le moindre faux pas comme une victoire personnelle, mais l’ouverture de la CAN leur a volé ce plaisir. Tout a fonctionné, trop bien même, ce qui a provoqué chez eux une gêne visible, presque douloureuse. Incapables de célébrer un succès qui ne correspond pas à leur scénario, les caporaux ont commencé à chercher la faille invisible. Quand la réalité ne coopère pas, ils l’accusent de tricher. Et dans leur esprit, le problème n’est jamais l’analyse, mais le réel lui-même.