Maroc-Équateur. Libéralisation du commerce, investissements et compétitivité: les piliers de la nouvelle alliance

La ministre des Relations Extérieures et de la Mobilité Humaine de la République de l'Equateur, Gabriela Sommerfeld, et son homologue marocain Nasser Bourita (Y./Le360).

Le 17/04/2026 à 17h37

VidéoLe Maroc et l’Équateur ont réaffirmé, vendredi 17 avril à Rabat, leur volonté de renforcer leur partenariat multisectoriel, en s’appuyant sur une feuille de route commune destinée à structurer et intensifier leur coopération.

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, et son homologue équatorienne, Gabriela Sommerfeld, ont exprimé, le 17 avril à Rabat, la volonté des deux pays d’insuffler un nouvel élan à leurs relations bilatérales.

Le chef de la diplomatie marocaine a souligné la solidité des liens unissant Rabat et Quito, appelant à leur consolidation dans les domaines politique, économique et diplomatique. «La République de l’Équateur est devenue un partenaire, voire un allié du Maroc en Amérique latine», a-t-il affirmé lors d’un point de presse conjoint.

Nasser Bourita s’est par ailleurs félicité du développement des relations sectorielles à différents niveaux, annonçant une nouvelle phase d’intensification de la coopération. «Aujourd’hui, nous sommes convenus de donner une impulsion supplémentaire à cette relation», a-t-il déclaré, précisant que le Maroc ouvrira, en septembre prochain, une ambassade en Équateur. Il a également indiqué qu’une délégation d’hommes d’affaires marocains se rendra à Quito afin de rencontrer leurs homologues équatoriens.

Dans cette dynamique, le ministre a annoncé la prochaine visite du vice-ministre équatorien du Commerce, en vue de la signature d’un accord portant sur la création d’une commission économique bilatérale, destinée à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays. «Nous préparons également la signature d’un accord de protection des investissements, ainsi que d’un autre visant à éviter la double imposition», a-t-il ajouté.

Il a souligné que ces avancées constituent un «signal fort» adressé aux investisseurs, attestant du potentiel économique et des opportunités offertes par les deux pays. Nasser Bourita a en outre insisté sur l’ambition commune d’approfondir davantage ce partenariat, sous l’impulsion des deux chefs d’État, en appelant à en faire un modèle de coopération couvrant l’ensemble des secteurs, notamment la logistique, l’économie, la politique et la culture.

De son côté, Gabriela Sommerfeld a indiqué que l’agenda économique reposera sur trois axes prioritaires: la libéralisation du commerce, l’attraction des investissements et le renforcement de la compétitivité. «Le Maroc est un partenaire clé pour atteindre ces objectifs, tout en nous offrant un modèle en matière d’efficacité et d’intégration des technologies dans les processus économiques», a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, la ministre équatorienne a réaffirmé le soutien de son pays à l’initiative d’autonomie, la qualifiant de seule solution sérieuse, crédible et réaliste au différend régional. Elle a également salué l’adoption de la résolution 2703 du Conseil de sécurité des Nations unies, réitérant qu’une autonomie sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus viable pour clore ce dossier.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 17/04/2026 à 17h37