Organisé sous le haut patronage du roi Mohammed VI, le Forum sur les solutions d’investissement et de financement pour l’avenir du transport ferroviaire en Afrique explorera les 14 et 15 octobre 2026 à Rabat, le rôle des marchés du carbone et des crédits carbone dans le soutien aux projets ferroviaires en Afrique.
En ouverture de ce forum co-organisé par l’International Union of Railways (UIC) et l’Office national des chemins de fer (ONCF), Mohamed Rabie Khlie a souligné que la dynamique initiée au Maroc en 2025 va se traduire par le transport de plus de 55 millions de voyageurs par an et un programme d’investissement historique dépassant les 10 milliards d’euros à l’horizon 2030.
Le programme porte notamment sur le prolongement de la Ligne à grande vitesse qui devrait relier Marrakech depuis Tanger, sur 630 kilomètres. L’agenda de l’ONCF prévoit également l’acquisition de 168 trains et le développement des services de proximité type RER dans les grandes agglomérations à l’horizon 2030.
Le directeur général de l’ONCF a dit attendre des experts et investisseurs des recommandations sur «les financements innovants pour une expansion plus rapide du rai en favorisant les financements bas carbone». Mohamed Rabie Khlie a rappelé le secteur ferroviaire est «respectueux de l’environnement» et par conséquent, «éligible aux financements indexés sur la réduction des émissions carbone».
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«En collaboration avec l’UIC, nous devons nous mobiliser auprès des organismes onusiens et des instances compétentes en matière de régulation du carbone pour explorer la manière de mobiliser des financements innovants axés sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone».
Pour sa part, François Davenne, directeur général de l’UIC a estimé devant la presse que celle-ci a «un rôle technique. Aujourd’hui, il est de plus en plus important de faire en sorte que des projets soient financés facilement pour les infrastructures ferroviaires, malgré des mécanismes notamment internationaux compliqués».
Au programme de ce forum international, des tables rondes axées sur les perspectives de financement auprès d’instances internationales comme l’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.




