En accueillant le Symposium mondial de soutien à la mise en œuvre (GISS 2026) à Marrakech, du 14 au 16 avril 2026, le Maroc place l’initiative «No Country Left Behind» — visant à ce qu’aucun pays ne soit laissé de côté — au centre de ses priorités.
Cet événement confirme la position du Royaume comme véritable hub logistique, déterminé à accompagner chaque nation africaine vers l’excellence des standards de l’aviation civile mondiale.
Dans cette optique, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, multiplie les échanges avec ses homologues du continent pour construire, ensemble, un espace aérien africain plus solidaire, sécurisé et performant.
Maroc-Angola: une dynamique de partenariat renforcée
Au cœur de cette séquence diplomatique, Abdessamad Kayouh s’est entretenu le 14 avril avec son homologue angolais, Ricardo de Abreu. Cet échange a permis aux deux ministres de croiser leurs expertises dans les secteurs ferroviaire, maritime et aéroportuaire.
Cette rencontre portait une ambition: établir une connectivité directe entre Rabat et Luanda afin de doper les échanges commerciaux et de structurer des corridors logistiques intégrés.
Tournés vers l’action, les deux responsables ont d’ores et déjà acté la mise en place de mécanismes de suivi pour concrétiser ces pistes de collaboration. Une étape clé, selon Kayouh, pour «servir le développement du transport aérien international, en parfaite adéquation avec les meilleures pratiques de l’OACI».
Maroc-Libéria-Nigéria: deux accords pour accélérer la connectivité
Le lendemain, le 15 avril, la dynamique s’est poursuivie avec les ministres du Libéria, M. Archibald S. Abban, et du Nigéria, M. Festus Keyamo. Ces concertations ont permis de définir des axes de travail communs, centrés sur le renforcement de la connectivité aérienne, la régulation sectorielle, ainsi que la sécurité et la sûreté de l’aviation civile.
Outre le volet technique, les discussions ont ouvert de nouvelles perspectives de coopération en matière de formation et de transfert d’expertises. Ces échanges ont abouti à la signature de deux accords bilatéraux destinés à faciliter les services aériens, encourager les investissements et dynamiser les flux économiques entre les trois pays.
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Pour Kayouh, ces engagements illustrent la volonté du Maroc de bâtir des ponts durables avec ses partenaires africains. «Ces accords traduisent notre ambition d’instaurer une coopération efficace, fondée sur le renforcement des capacités institutionnelles», a-t-il souligné, réaffirmant ainsi la position du Royaume comme un acteur clé et moteur du transport aérien régional.
Maroc-Comores: signature d’un accord stratégique sur les services aériens
Le même jour, le ministre s’est entretenu avec son homologue comorienne des Transports maritimes et aériens, Yasmine Hassane Alfeine. Cette rencontre a été l’occasion d’explorer de nouveaux leviers de coopération entre Rabat et Moroni, se soldant par la signature d’un accord stratégique.
Ce nouveau cadre juridique instaure la libéralisation des capacités et des fréquences de vols, tout en intégrant des dispositions sur la sécurité et la sûreté, ouvrant ainsi la voie à des partenariats commerciaux directs entre les compagnies aériennes.
En marge de cette signature, Abdessamad Kayouh a rappelé que cette démarche s’inscrit dans la continuité de la politique volontariste menée sous l’impulsion du roi Mohammed VI, «visant à renforcer la connectivité aérienne du Royaume, notamment avec les partenaires internationaux, et à positionner le Maroc comme un hub régional reliant l’Afrique au reste du monde».
Maroc-Mozambique, Togo et Cap-Vert: trois nouveaux accords de coopération stratégique
La série d’entretiens bilatéraux menés par Abdessamad Kayouh s’est poursuivie avec la même intensité. Le ministre a ainsi rencontré ses homologues João Jorge Matlombe (Mozambique), Idrissou Abdou Ahabou (Togo) et José Luis Sà Nogueira (Cap-Vert) pour aborder des enjeux stratégiques tels que la modernisation des infrastructures aéroportuaires, l’harmonisation des standards techniques et le partage d’expertises.
Ces échanges, cruciaux pour la fluidité et la sécurité du trafic aérien continental, ont abouti à la signature de trois nouveaux partenariats concrets. Ces accords viennent consolider la dynamique de coopération engagée depuis l’ouverture du symposium.
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Ces textes marquent une étape opérationnelle concrète: ils simplifient le cadre réglementaire en facilitant la désignation des compagnies aériennes, la libéralisation des fréquences de vols et l’harmonisation des protocoles de sécurité. Cette nouvelle architecture permet désormais aux transporteurs nationaux des quatre pays de sceller des coopérations commerciales directes, offrant ainsi une connectivité accrue aux voyageurs.
Maroc-Ghana: un partenariat axé sur le transfert de savoir-faire
Le 15 avril, Abdessamad Kayouh a également accueilli son homologue ghanéen, M. Joseph Bukari Nikpe. Cette rencontre a permis de souligner l’excellence des relations diplomatiques entre le Maroc et le Ghana. Au cœur des échanges, l’intérêt marqué du Ghana pour le modèle marocain, et plus particulièrement pour ses programmes de formation spécialisée dans les secteurs maritime et aérien.
Les deux ministres ont exploré les moyens concrets de renforcer cette coopération, en misant prioritairement sur le partage d’expertises et le développement des capacités techniques. En clôture de cet entretien, les deux responsables ont réaffirmé leur volonté commune de poursuivre une coordination étroite, avec pour ambition de hisser la coopération bilatérale à un niveau supérieur, en faisant du secteur du transport un levier majeur de leur partenariat stratégique.
Ces nouveaux accords s’inscrivent dans la vision stratégique du roi Mohammed VI, visant à ériger le Maroc en véritable hub aérien reliant l’Afrique au reste du monde. En s’alignant sur les standards aéronautiques internationaux, le Royaume réaffirme son ambition de favoriser la connectivité globale tout en impulsant une intégration régionale accrue au service du développement du continent.




