Barrage de Kheng Grou à Figuig: les travaux atteignent 91%, livraison prévue avant fin 2026

Les travaux du barrage Kheng Grou, 5e plus grand du Maroc, affichent un taux d’avancement de 91%. (K.Sabbar/Le360)

Porté par un investissement de 1,2 milliard de dirhams, le barrage de Kheng Grou, dans la province de Figuig, affiche un taux de réalisation de 91%. L’ouvrage, dont la livraison est prévue d’ici la fin de l’année, sera le cinquième plus grand barrage du Maroc et doit notamment renforcer les ressources en eau de la région. Les détails.

Le 04/10/2026 à 13h41

À 91% d’avancement, le barrage de Kheng Grou, dans la province de Figuig, entre dans sa dernière phase de construction. Les équipes s’activent actuellement sur les dernières opérations, avec une livraison de l’ouvrage attendue avant la fin de l’année 2026, selon les informations recueillies par Le360 auprès des responsables du projet.

Lancé en mars 2022, le chantier a connu une accélération notable ces derniers mois. Le taux d’avancement, qui s’établissait à 70% en avril dernier, a ainsi dépassé les 90% en quelques mois. Les travaux se poursuivent jour et nuit afin de finaliser le projet dans les délais prévus.

D’un coût d’environ 1,2 milliard de dirhams, le barrage est construit au niveau de la confluence de l’oued Grou avec quatre affluents. L’ouvrage présente une hauteur de 79 mètres et une longueur de 190 mètres au niveau de sa crête. Sa capacité de retenue est estimée à 1,07 milliard de mètres cubes.

Une fois mis en service, le barrage permettra de mobiliser des ressources en eau de surface et de réduire la pression exercée sur les eaux souterraines. Il servira également à stocker une partie des eaux issues des précipitations afin de les utiliser pour différents besoins dans la région.

Le projet prévoit notamment l’approvisionnement en eau potable de plusieurs communes rurales. Les populations des communes de Beni Tadjit, Chouiter, Aïn Chaïr et Bouanane sont concernées, soit environ 7.500 habitants.

Le secteur agricole est également concerné par les aménagements prévus. Les superficies irriguées doivent passer de 500 hectares actuellement à 3.000 hectares. Les volumes d’eau destinés à l’irrigation passeront, eux, de 5 millions à 30 millions de mètres cubes par an.

Le barrage doit également contribuer à la recharge de la nappe phréatique et à l’alimentation des khettaras des oasis. Ces apports sont destinés à soutenir la disponibilité de l’eau utilisée pour l’irrigation et à accompagner les activités agricoles dans les zones oasiennes.

Le projet comprend par ailleurs la réalisation d’une route reliant Tadjite au site du barrage sur environ 40 kilomètres. Cette liaison permettra de faciliter l’accès au site et les déplacements entre les différentes zones concernées.

Le chantier génère également des emplois pendant la période de réalisation. À terme, le site du barrage pourrait accueillir différentes activités liées aux loisirs, au tourisme sportif et au tourisme autour de l’eau.

Avec une capacité de stockage de 1,07 milliard de mètres cubes, le barrage regroupe ainsi plusieurs fonctions liées à l’approvisionnement en eau potable, à l’irrigation et à la gestion des ressources hydriques de la région. Sa mise en service est attendue avant la fin de l’année 2026.

Par Fatima Zahra El Aouni
Le 04/10/2026 à 13h41