«Bac Libre»: plongée dans les coulisses de la nouvelle comédie de Yassine Fennane

كواليس فيلم "باك ليبر"

Une scène du tournage de «Bac Libre», réalisé par Yassine Fennane, dans une école de Casablanca. (S.Bouchrit/Le/360)

Le 04/10/2026 à 11h50

VidéoAprès deux ans de préparation, le tournage de «Bac Libre» touche à sa fin à Casablanca. Pour sa première comédie, le réalisateur Yassine Fennane réunit Rafik Boubker, Majdouline Idrissi et plusieurs autres comédiens autour de personnages qui, pour des raisons différentes, décident de reprendre leurs études et de tenter le baccalauréat en candidats libres. Le360 s’est rendu sur le plateau pour suivre les derniers jours de tournage et découvrir les coulisses du film.

C’est le clap de fin pour «Bac Libre». Après deux ans de préparation, le tournage du nouveau long-métrage de Yassine Fennane s’est achevé dans une école de Casablanca, transformée pour l’occasion en plateau de cinéma.

Pour sa première comédie, le réalisateur réunit plusieurs comédiens autour de personnages aux parcours différents, qui décident de reprendre leurs études et de passer le baccalauréat en tant que candidats libres.

Pour ces retrouvailles sur les bancs de l’école, chacun des personnages arrive avec son histoire, son parcours et ses propres motivations.

Le tournage entre aujourd’hui dans sa dernière ligne droite. «Il nous reste deux jours de tournage. Dieu merci, tout s’est bien passé», nous confie Yassine Fennane depuis le plateau.

Le principal défi aura notamment été de faire évoluer un grand nombre de comédiens dans un espace réduit. «C’est un challenge parce qu’il y a un grand nombre de comédiens. C’est difficile, surtout dans une classe», explique le réalisateur.

Une idée née il y a deux ans

L’histoire de «Bac Libre» commence bien avant le tournage. Il y a environ deux ans, Yassine Fennane a commencé à réfléchir à une comédie construite autour du baccalauréat en candidat libre. Il en parle alors à Majdouline Idrissi, avec déjà une idée en tête pour l’un des rôles principaux.

«C’est moi qui ai eu l’idée de départ, puis j’en ai parlé à Majdouline Idrissi et nous avons commencé à travailler ensemble», explique le réalisateur.

Il lui présente notamment son envie de travailler avec Rafik Boubker. Majdouline Idrissi se laisse rapidement convaincre par le projet et s’implique à son tour dans son développement. Le scénario est ensuite travaillé avec Hakim Kebabi.

Le choix du casting et l’écriture avancent ainsi ensemble, avec l’objectif de construire des personnages suffisamment différents pour faire vivre la comédie au sein de cette classe.

Majdouline Idrissi interprète Naïma, une femme qui a fait le choix d’épouser un homme plus âgé et disposant d’une situation financière confortable. Son personnage semble avoir trouvé une certaine stabilité matérielle, mais son parcours scolaire reste une dimension importante de son histoire.

C’est justement ce qui permet au personnage de rejoindre cette galerie de protagonistes qui vont se retrouver autour du bac libre.

Bachir, un retour aux études à près de 50 ans

Parmi eux, Bachir occupe une place centrale. Interprété par Rafik Boubker, le personnage mène une vie loin des cadres habituels, aux côtés de sa mère malade, jouée par Nouzha Badr.

Son quotidien va progressivement évoluer après sa rencontre avec Naïma. Une relation se noue entre les deux personnages, mais leur histoire ne constitue qu’un seul des fils du scénario.

«L’histoire d’amour n’est qu’une partie de la trame du film. D’autres personnages et d’autres événements viennent s’y croiser», précise l’acteur.

Parmi eux figure notamment un personnage interprété par Sara Bouabid. Les différents événements vont finalement amener Bachir à prendre une décision qu’il n’aurait probablement pas envisagée au début de l’histoire: retourner à ses études.

Le personnage, âgé d’environ 48 à 50 ans, décide alors de tenter le bac libre, encouragé par ses amis. Pour Rafik Boubker, ce choix constitue l’un des éléments importants du personnage. «Il n’est jamais trop tard», affirme l’acteur.

Une idée qu’il ne limite pas au seul parcours de Bachir. Selon lui, une personne peut reprendre ses études même à 50 ou 60 ans et poursuivre ensuite son parcours jusqu’à l’université.

C’est cette possibilité de recommencer qui traverse ainsi le parcours de plusieurs personnages du film, sans pour autant faire disparaître les difficultés et les choix qui les ont conduits jusque-là.

Une comédie construite autour d’un casting nombreux

Pour Yassine Fennane, cette diversité des personnages représente aussi une partie du défi de la réalisation. Le film réunit plusieurs générations de comédiens, avec des personnalités et des parcours différents.

«Il y a beaucoup de comédiens et il faut donner à chacun sa place», insiste-t-il.

Le choix de faire évoluer une grande partie de l’histoire dans un environnement scolaire donnera également au film une configuration particulière.

Pour le réalisateur, cette expérience marque également un changement de registre. Habitué à d’autres univers, Yassine Fennane s’aventure ici dans la comédie avec l’ambition de toucher un public large.

Salim Cravata découvre l’acting

Sur ce plateau, certains comédiens sont également en terrain nouveau. C’est notamment le cas de Salim Cravata, qui fait ses premiers pas en tant qu’acteur avec «Bac Libre».

Le jeune acteur décrit cette première expérience comme particulièrement positive. «C’est une très belle expérience», confie-t-il à Le360, en espérant qu’elle ne sera pas la dernière.

Ce qui l’a surtout marqué, dit-il, c’est l’ambiance qui régnait sur le plateau et le fait de travailler aux côtés de comédiens qu’il connaissait déjà pour leur parcours artistique.

«Ce qui m’a le plus plu, c’est l’ambiance du tournage, surtout que, pour ma première expérience dans le domaine de l’acting, je me suis retrouvé entouré de plusieurs grands noms du monde artistique», explique-t-il.

Salim Cravata souligne également l’accompagnement dont il a bénéficié durant le tournage. Les conseils et les orientations de ses partenaires lui ont permis, selon lui, de mieux appréhender cette première expérience devant la caméra.

À deux jours de la fin du tournage, l’équipe de «Bac Libre» poursuit les dernières scènes dans les salles de classe qui servent de décor au film. Une fois le tournage achevé, le film entrera dans sa phase de postproduction avant sa sortie.

Réalisée par Yassine Fennane, cette comédie réunit notamment Rafik Boubker, Majdouline Idrissi, Salim Cravata, Rachid Rafik, Raouia, Mehdi Foullane, Souad Ennajjar, Zakaria Atifi, Sara Bouabid, Nada Haddaoui, Ghita Berrada, Nabil El Mansouri, Ouassima El Mail et Nouzha Badr.

Produit par Squem Production, le film est porté par Majdouline Idrissi, qui en assure également la direction de production et a participé à l’écriture du scénario aux côtés de Hakim Kebabi.

Par Ghania Djebbar et Said Bouchrit
Le 04/10/2026 à 11h50