Chefchaouen: soupçons d’opacité autour d’un projet agricole, des élus réclament une enquête

Un champs d'avocat.

Revue de presseUn projet agricole sur 600 hectares dans la province de Chefchaouen, doté d’une enveloppe budgétaire d’1,15 milliard de dirhams, serait au point mort. Des élus locaux demandent l’ouverture d’une enquête et réclament notamment la liste des bénéficiaires, ainsi que l’accès aux études préalables et aux rapports d’experts. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 02/10/2026 à 20h24

Un projet de plantation d’avocatiers sur 600 hectares, dans la province de Chefchaouen, au sein de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, s’est heurté à d’importantes contraintes, liées notamment à sa gestion.

Le réseau d’irrigation au goutte-à-goutte n’a été installé que tardivement, alors que les arbres avaient déjà perdu leur capacité de développement.

Plusieurs voix dans la région appellent aujourd’hui les autorités compétentes à transférer à la justice les rapports établis par les équipes d’inspection, rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end des 3 et 4 octobre.

Ce projet, qui a mobilisé une enveloppe budgétaire de l’ordre d’1,15 milliard de dirhams dans les communes rurales de Tizgane et Tassift, s’inscrit dans le cadre d’initiatives de développement agricole régional visant à promouvoir les cultures à forte valeur ajoutée dans la région. Il devrait créer environ 1.000 emplois, indiquent les sources du quotidien.

En plus des problèmes d’irrigation, le choix de la zone n’était pas opportun, car le sol n’est favorable qu’à la plantation d’oliviers et de dattiers, expliquent les mêmes sources. De même, poursuit le quotidien, «les habitants de la région n’ont pas été associés au projet».

Cette affaire a éclaté à la suite d’une correspondance adressée par un élu local au gouverneur de la province de Chefchaouen, demandant l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les responsabilités dans ce dossier.

Cette correspondance invite le gouverneur à mettre à la disposition des élus les études réalisées avant le lancement du projet, ainsi que les rapports d’experts sur le suivi technique, précisent les mêmes sources. La liste des bénéficiaires fait également l’objet de demandes de la part des élus locaux. C’est dire si le projet semble opaque

Par La Rédaction
Le 02/10/2026 à 20h24