Casablanca s’apprête à devenir l’épicentre du septième art régional le temps d’une semaine. Du 17 au 24 juillet 2026, la 7e édition du Festival du film arabe de Casablanca proposera une programmation éclectique: 12 longs métrages et 17 courts métrages en compétition officielle, complétés par une section panoramique de 13 œuvres hors compétition.
La sélection officielle des longs métrages rassemble douze œuvres singulières entre fictions et documentaires. Elles se distinguent par la diversité de leurs origines géographiques et thématiques. Les cinéastes en lice explorent des questions humaines fondamentales et oscillent entre récits intimes et vastes fresques historiques.
La mémoire collective est au centre de plusieurs œuvres majeures, notamment le poignant documentaire «L’Insurrection oubliée 1958» du réalisateur palestinien Ward Jreici, ou encore «Erkala: le rêve de Gilgamesh» de l’Irakien Mohamed Al-Daradji. Le dynamisme fulgurant du cinéma du Golfe se confirme également par une forte présence saoudienne, portée par des œuvres comme «Une question de vie ou de mort» d’Anas Ba-Tahaf et le très attendu «La porte» (Bab) de Nayla Al Khaja. Le Maroc est représenté avec force par Yassine Fennane avec «Les fourmis» et Salem Bilal avec «Cette mer est mienne».
Courts métrages: 17 talents à suivre de près
Avec 17 courts métrages à l’affiche, cette compétition offre un condensé d’inventivité et d’audace formelle. Ces films sont de véritables cartes de visite de la jeune garde cinématographique et abordent de front les crispations sociales et les quêtes d’identité individuelles.
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Parmi les œuvres les plus attendues figurent «Mon nom est Amal» du Syrien Sherwan Haji, «Embuscade» de la Jordanienne Yasmina Karajah et la production saoudo-koweïtienne «Un autre endroit» réalisée par Haya Al-Ghanem. Le film de Sherwan Haji aborde les thématiques de l’exil et de la résilience. Le Maroc s’illustre également dans cette catégorie avec «Derrière les rideaux fermés» de Kassem Sakli.
Le festival reste fidèle à sa vocation de partage et maintient sa section hors compétition intitulée «Histoires arabes». Treize films viennent cette année enrichir l’expérience des festivaliers et offrent des perspectives originales dénuées de l’enjeu du palmarès.
Ce panorama propose notamment le très remarqué «Aïcha ne peut plus s’envoler» de l’Égyptien Mourad Mostafa, ainsi que d’importantes contributions marocaines telles que «Algues amères» de Driss Chouika et le film collectif «Cheikha» de Zahoua Raji et Ayoub Layoussifi.




