Le CCM fixe au 31 août la date limite pour la mise en conformité des salles de cinéma

Une salle de cinéma. 

Une salle de cinéma.  . DR

Le Centre cinématographique marocain (CCM) fixe un ultimatum aux exploitants de salles. Dans le cadre de l’application de la loi n°18.23 sur l’industrie cinématographique, le CCM impose aux opérateurs de régulariser leur situation avant le 31 août 2026. Au cœur de cette réforme: l’interdiction désormais stricte du cumul entre les activités de distribution et d’exploitation de salles, une mesure destinée à assainir un secteur longtemps marqué par les situations de concentration.

Le 25/05/2026 à 17h00

Le Centre cinématographique marocain (CCM) serre la vis. Dans un communiqué publié dimanche 24 mai, l’institution fixe au 31 août 2026 la date limite pour que les exploitants de salles se conforment aux dispositions de la loi n°18.23 relative à l’industrie cinématographique et à la réorganisation du CCM.

Tous les opérateurs du secteur sont ainsi appelés à déposer, avant cette échéance, une demande de mise en conformité auprès des services du Centre. Les dossiers devront être accompagnés des pièces justificatives prévues par l’article 11 du décret n°2.25.484, publié le 1er août 2025, encadrant notamment les activités de distribution, d’importation et d’exportation de films, les visas d’exploitation commerciale et culturelle ainsi que l’exploitation des salles de cinéma.

La principale mesure introduite par ce nouveau cadre légal concerne l’interdiction du cumul entre les activités d’exploitation et de distribution cinématographiques. L’article 23 de la loi est sans ambiguïté: un même opérateur ne peut exercer simultanément, à titre principal, ces deux activités, ni participer conjointement à leur gestion, ni détenir des parts dans des sociétés relevant des deux segments.

À travers cette réforme, le législateur entend restructurer le paysage cinématographique national, en limitant les situations de concentration susceptibles de fausser la concurrence et de fragiliser les acteurs indépendants du secteur.

Conscient des ajustements qu’impose cette transition, le CCM affirme rester mobilisé pour accompagner les professionnels concernés. L’institution assure être disposée à fournir les clarifications juridiques et procédurales nécessaires et invite les opérateurs à engager, sans attendre, les démarches administratives requises.

Le Centre prévient enfin que tout retard ou manquement aux nouvelles dispositions au-delà du 31 août 2026 exposera les contrevenants à une situation d’irrégularité, avec les conséquences que cela implique.

Par La Rédaction
Le 25/05/2026 à 17h00