Attaque du vol Flydubai: le copilote impliqué avait suivi une formation chez Royal Air Maroc

Des passagers du vol Flydubai FZ1073 attendent à l’aéroport Prince Sultan d’Abdelaziz, à Tabuk, après l’atterrissage d’urgence en Arabie saoudite, le 30 septembre 2026.

Le copilote mis en cause dans l’attaque survenue à bord d’un vol de Flydubai avait effectué en 2025 une formation théorique de trois mois au sein de Royal Air Maroc, avant que sa candidature à un éventuel recrutement ne soit écartée. La compagnie nationale dément ainsi les informations selon lesquelles le copilote aurait auparavant travaillé pour RAM.

Le 03/10/2026 à 10h45

«À la suite d’informations rapportées par certains médias selon lesquelles le copilote impliqué dans l’incident du vol Flydubai aurait auparavant travaillé pour Royal Air Maroc, la compagnie nationale précise que le copilote concerné avait effectué en 2025 au sein de la compagnie une période de formation théorique de trois mois préalable à une éventuelle embauche. À l’issue de cette formation, sa candidature avait été écartée», indique Royal Air Maroc.

Un acte terroriste selon l’enquête

Cette mise au point intervient alors que les autorités émiraties ont qualifié les faits survenus à bord du vol Flydubai d’«acte terroriste». Selon les premiers éléments de l’enquête, le copilote aurait utilisé la hache de secours du cockpit pour agresser le commandant de bord et aurait tenté de prendre les commandes de l’appareil.

Le procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi, cité samedi par l’agence officielle WAM, a indiqué que le suspect avait «commencé à mettre à exécution un acte terroriste». Il a précisé que celui-ci avait agressé le commandant de bord avec la hache de secours et tenté de prendre le contrôle de l’avion.

L’appareil, qui assurait la liaison entre les Émirats arabes unis et Israël et transportait 174 personnes, avait dû effectuer un atterrissage d’urgence en Arabie saoudite après l’agression. Le copilote, placé en détention aux Émirats arabes unis, n’a pas vu sa nationalité officiellement précisée par les autorités émiraties.

Toutefois, plusieurs médias internationaux ont rapporté qu’il s’agissait de Hammam Hammami, présenté comme un ressortissant omanais. Selon ces mêmes sources, il avait auparavant travaillé pour Oman Air avant de rejoindre Flydubai et aurait également postulé auprès d’Emirates. Il avait été interdit de piloter des avions pour des raisons de sécurité par les autorités omanaises, qui estimaient qu’il avait été influencé par des groupes islamistes radicaux lors d’un séjour en Syrie.

Blessé lors de l’agression, le commandant de bord indien Smit Machchhar a expliqué avoir tenté, dans un ultime effort, de rejoindre la porte du cockpit pour empêcher l’appareil de poursuivre sa trajectoire sous le contrôle de son agresseur.

Des passagers et des membres de l’équipage sont alors parvenus à maîtriser le copilote et à reprendre le contrôle de l’appareil, qui a finalement effectué un atterrissage d’urgence à Tabuk, en Arabie saoudite.

L’incident a suscité de nombreuses réactions en Israël et en Inde. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a notamment affirmé que le copilote avait été victime d’un «endoctrinement islamiste radical» et qu’il avait eu l’intention de faire s’écraser l’avion.

En Inde, le commandant de bord a reçu plusieurs hommages. Le Premier ministre Narendra Modi l’a qualifié de «héros», saluant son courage et sa présence d’esprit, tandis que la présidente Droupadi Murmu a évoqué son «courage exceptionnel».

Lors d’un échange vidéo avec Narendra Modi, vendredi, depuis son lit d’hôpital à Abou Dhabi, Machchhar est revenu sur les moments les plus critiques. «Je savais que l’avion était en train de descendre», a-t-il raconté. Après être tombé au sol, il dit avoir réussi à ouvrir la porte du cockpit, permettant à des passagers d’intervenir et de maîtriser le copilote. Un autre équipage présent à bord a ensuite repris les commandes et conduit l’appareil jusqu’à Tabuk.

Fort de 17 années d’expérience comme pilote, dont 11 en tant que commandant de bord, Machchhar a également confié à Modi avoir récité une prière au dieu Hanuman durant cette épreuve. «Je sais que Dieu m’a sauvé», a-t-il déclaré.

Par La Rédaction
Le 03/10/2026 à 10h45