Des chauffeurs de grands taxis affiliés à l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) ont organisé un sit-in, ce samedi 7 novembre à Bab El Had, à Rabat, pour dénoncer les modalités de distribution de l’aide exceptionnelle aux professionnels du transport routier. Face à la hausse du prix du gasoil, ils réclament un dialogue avec les autorités compétentes et un versement direct du soutien aux conducteurs qui supportent les dépenses de carburant. À défaut, ils disent ne pas pouvoir exclure une hausse des tarifs.
Au cœur de leurs revendications figure l’accès effectif à cette aide. Selon le syndicaliste Khalid Amrani, les montants transitent par les propriétaires des véhicules sans toujours parvenir aux chauffeurs. Les manifestants demandent donc un recensement des conducteurs en activité et une révision du circuit de versement afin de bénéficier directement du soutien public.
Cette mobilisation intervient deux jours après les précisions apportées par Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la Logistique, sur la nouvelle tranche d’aide. Lors du point de presse suivant le Conseil de gouvernement du 5 novembre, le ministre a annoncé une enveloppe de 400 millions de dirhams couvrant la période du 1er au 15 novembre, au bénéfice d’environ 200.000 véhicules professionnels éligibles, toutes catégories concernées confondues.
Le barème prévoit 1.760 dirhams par grand taxi et 1.280 dirhams par petit taxi pour cette quinzaine. Les versements doivent débuter à partir du 10 novembre. Le ministre a également annoncé la régularisation de la tranche correspondant à la seconde quinzaine d’octobre, sans évoquer celle de la première quinzaine. Ce dispositif vise à atténuer les surcoûts liés au carburant et à éviter leur répercussion sur les tarifs de transport.
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Pour les chauffeurs mobilisés à Rabat, l’annonce de nouveaux crédits ne suffit toutefois pas à résoudre les difficultés d’accès au soutien. Dans leur communiqué, les professionnels affiliés à l’UGTM, centrale syndicale proche du Parti de l’Istiqlal, rejettent ce qu’ils qualifient de «fait accompli» et dénoncent une gestion unilatérale des dossiers du secteur.
Ils appellent à l’ouverture d’un «dialogue urgent et responsable» pour corriger les dysfonctionnements du dispositif d’aide au carburant. Ils réclament également l’annulation des mesures de retrait des permis de confiance, documents nécessaires à l’exercice de leur activité.




