Les travaux de réaménagement de plusieurs axes routiers se poursuivent à Oujda. Attendus pour améliorer la circulation et embellir la ville, ces chantiers suscitent toutefois des critiques en raison de leur lenteur.
«De grands chantiers ont été lancés dans la ville. Nous espérions que les travaux avanceraient plus rapidement, qu’ils permettraient d’alléger la pression sur la circulation et d’ouvrir de nouveaux axes routiers», explique Abdelaziz Daoudi, secrétaire régional du transport routier affilié à l’Union marocaine du travail (UMT).
Le problème de circulation ne date pas d’hier. «La ville connaît des difficultés de circulation depuis des décennies, particulièrement aux heures de pointe, pendant les week-ends et lors des fêtes religieuses et nationales», rappelle-t-il. D’où les attentes suscitées par ces projets, censés faciliter les déplacements au quotidien.
Or, la réalité du terrain a refroidi cet enthousiasme. «Nous avons été surpris par la lenteur des travaux», déplore le responsable syndical, qui cite notamment le boulevard Yaacoub El Mansour. Cet axe majeur dessert plusieurs infrastructures, dont l’Université Mohammed Premier, le Centre hospitalier universitaire (CHU) et des établissements de formation professionnelle.
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«Les travaux ne sont toujours pas achevés et certaines bouches d’égout restent surélevées par rapport à la chaussée», souligne-t-il. Une situation qui, selon lui, représente un danger pour les usagers de la route et risque également d’endommager les véhicules.
Les nouveaux ronds-points suscitent également des réserves. Abdelaziz Daoudi pointe des problèmes de signalisation et de visibilité, qui compliquent la circulation et rendent les priorités de passage difficiles à identifier. Il évoque notamment des accidents survenus sur les boulevards de Jakarta et Al Qods, ainsi que sur la route menant vers la zone frontalière.
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Dans certains quartiers, les désagréments se prolongent avec la présence d’amas de terre et de résidus de chantier. À Lazaret notamment, ces dépôts gênent les riverains et les commerçants. Le responsable syndical alerte aussi sur les problèmes de propreté et les risques sanitaires, en particulier à proximité des commerces alimentaires.
De son côté, Rabie Kanfoudi, journaliste, souligne l’intérêt de ces projets pour la ville, tout en regrettant la lenteur de leur réalisation. «Ces projets peuvent améliorer l’attractivité d’Oujda et moderniser son paysage urbain. Mais notre reproche porte sur la lenteur de leur réalisation, qui exaspère les citoyens au vu de l’état des routes», explique-t-il.
Les conséquences se font sentir au quotidien. «Cette lenteur entraîne de nombreux problèmes, aussi bien pour les piétons et les motocyclistes que pour les automobilistes», poursuit-il.
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Il appelle ainsi les responsables concernés à accélérer les travaux. «Nous leur demandons d’intensifier le rythme de réalisation afin que les citoyens puissent se déplacer plus facilement à Oujda», insiste-t-il.
Pour les habitants et les professionnels, l’enjeu est désormais d’obtenir l’achèvement de ces chantiers dans les meilleurs délais.
Si la modernisation du réseau routier est très attendue, les retards accumulés et les difficultés qu’ils engendrent alimentent l’impatience. Une fois les travaux terminés, les usagers pourront enfin profiter d’infrastructures rénovées et de conditions de circulation plus sûres.




