Le Conseil de la Ville de Casablanca a approuvé à la majorité, jeudi 22 octobre, le projet de budget de l’année 2027, dont la valeur atteint 5,3 milliards de dirhams. La deuxième session ordinaire d’octobre a ainsi été consacrée au débat et au vote de 65 points inscrits à l’ordre du jour.
Nabila Rmili, présidente du conseil, a indiqué que le budget de la commune est passé de 3,5 milliards de dirhams en 2021 à 5,3 milliards en 2027, soit une augmentation de près de 2 milliards. Elle a souligné que le nouveau budget a été élaboré selon une approche fondée sur la planification, la rationalisation des dépenses, le respect des engagements financiers et les projets de développement en cours, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 26 octobre.
Elle a ajouté que le respect des engagements financiers et la prévention de l’accumulation de dettes liées à l’eau, à l’électricité et à l’éclairage public ont permis d’affecter des crédits à l’équipement. La présidente du Conseil a insisté sur le fait que le défi reste conditionné par la concrétisation de ces crédits en projets tangibles et par une répartition équitable des investissements entre les quartiers, y compris les zones qui souffrent encore d’un déficit en équipements et en services de base.
Les dépenses de fonctionnement accaparent près de 4,7 milliards de dirhams, contre seulement 800 millions consacrés à l’équipement et à l’investissement. Cet écart entre le volume du fonctionnement et les crédits alloués à l’investissement constitue un réel défi pour la capacité de la commune à accélérer la remédiation des dysfonctionnements accumulés dans une ville de la taille de Casablanca.
Par ailleurs, la ville s’apprête à déployer la police de l’hygiène dans les prochains jours, selon les déclarations de Nabila Rmili. Le conseil s’achemine vers la sanction des contrevenants et la dissuasion des jets de détritus sur la voie publique, via des amendes infligées à toute personne prise en flagrant délit. Nabila Rmili a indiqué que cette police était opérationnelle, que les équipements logistiques nécessaires lui ont été consacrés et que les dispositions relatives à son lancement ont été achevées.
La commune a mobilisé 130 fonctionnaires qui exerceront comme officiers chargés de constater les infractions dans le secteur de la propreté au niveau de la capitale économique. Des équipes de cette police effectueront des patrouilles d’inspection dans les différents quartiers des 16 arrondissements de Casablanca, écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Une amende de 100 dirhams sera imposée à toute personne ayant commis l’infraction en jetant des déchets sur la voie publique ou en dehors des bennes à ordures, sachant que l’amende sera doublée en cas de réitération et de récidive. Pour ce faire, les équipes de la police de la propreté s’appuieront sur les caméras de surveillance installées sur les artères de la ville afin de procéder à la constatation documentée des infractions.




