Casablanca: un conseil municipal sous haute tension pour la rentrée d’octobre 2026

Nabila Rmili, maire de Casablanca.

Revue de presseMarquée par l’absence remarquée de la maire Nabila Rmili, la première session du conseil de la ville de Casablanca a viré aux empoignades verbales. Entre contestations du quorum, luttes d’influence post-électorales entre les partis de la majorité et dossiers épineux de gestion locale, la cohésion de la coalition dirigeante semble plus que jamais menacée. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 08/10/2026 à 20h11

La première session du Conseil de la Ville de Casablanca pour le mois d’octobre 2026 s’est ouverte dans un climat de tensions, marquée par l’absence de la maire Nabila Rmili, sans qu’aucune explication officielle n’ait été fournie. C’est sa première adjointe, Malika Mezzour, issue du Parti authenticité et modernité (PAM), qui a présidé les travaux, lesquels ont débuté avec environ deux heures de retard sur l’horaire initialement prévu de neuf heures du matin. Ce retard a exacerbé les doutes persistants concernant la solidité de la coalition qui dirige le conseil après les résultats électoraux de septembre 2026, indique le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 9 octobre.

Les répercussions des dernières élections législatives ont profondément divisé les composantes de la majorité, réunissant le RNI, le PAM et le PI. Cet équilibre politique a été le théâtre de vifs débats et d’échanges musclés au sein de la coalition dirigeante, suite à la performance du PAM qui est arrivé en tête des suffrages lors du scrutin, une situation que les conseillers du RNI ont visiblement eu du mal à accepter.

Dès les premières minutes de la séance, les tensions ont refait surface avec l’intervention de Moussa Sirajeddine, membre du groupe de l’Istiqlal, qui a vivement critiqué la gestion des questions écrites restées sans réponse et a soulevé des interrogations sur le quorum légal de la réunion, lit-on dans Moussa Sirajeddine. Un autre conseiller, Houcine Nasrallah, a exigé qu’une expertise formelle soit menée sur les listes de présence afin de faire la lumière sur les contestations relatives au nombre légal de membres présents, affirmant que seuls 77 conseillers étaient enregistrés sur les lieux.

Cette question du quorum a rapidement dégénéré en un échange verbal très houleux entre les composantes politiques, notamment lorsque le conseiller Mohamed Ghafir du RNI a réagi aux accusations d’altération en affirmant que les contestations de falsification devaient se régler devant les institutions judiciaires et non à l’intérieur de la salle des délibérations. Mustapha Haiker est également intervenu pour exprimer son rejet de ce qu’il a qualifié de pratiques inacceptables et pour défendre le droit de ses conseillers à exprimer leurs positions au sein du conseil ou à s’en retirer pour protester contre la méthode de gestion des débats.

L’atmosphère s’est ensuite apaisée de manière temporaire lorsque le conseiller Mohamed Meftah, du PAM, a soulevé plusieurs dossiers liés à la gestion des affaires locales et des terrains de proximité, ravivant les discussions et provoquant de vives réactions au sein du RNI, écrit Assabah.

Après l’examen de l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour, l’assemblée a voté à l’unanimité le report des points restants à une deuxième séance programmée pour le jeudi 22 octobre 2026. Dans ce contexte de fin de première partie de session, l’exécutif de la commune de Casablanca se prépare à reprendre ses travaux lors de cette prochaine échéance pour achever l’examen des points en suspens dans un climat politique qui reste sous haute tension.

Par La Rédaction
Le 08/10/2026 à 20h11