Casablanca aura son «Rungis»: une ville alimentaire de 309 hectares en gestation

Des cageots de tomates dans une aire du marché de gros de Casablanca.

Le 17/05/2026 à 16h30

VidéoUn «Rungis» marocain verra le jour aux portes de Casablanca... plus précisément dans la commune de Sahel Oulad H’Riz. Un projet de ville alimentaire de 309 hectares, dont les travaux débuteront en 2026, pour un investissement de 2 milliards de dirhams en première phase. Le point avec Nabila Rmili.

Casablanca porte un projet de ville alimentaire destiné à regrouper sur un site unique l’ensemble des marchés de gros de la métropole. La maire, Nabila Rmili, en a détaillé, lors de son passage à l’émission «Grand Format Le360», les contours et le calendrier de réalisation.

«Aujourd’hui, ce projet de ville alimentaire est passé par de nombreuses étapes. Il a d’abord fallu définir l’idée, puis réfléchir à sa concrétisation: comment implanter ce projet, selon quels standards, et en tenant compte des spécificités de Casablanca. La ville est déjà dotée de marchés de gros pour les fruits et légumes, les poissons, la volaille, les dattes, les oeufs...», a-t-elle déclaré.

(W. El Mouden et K.Sabbar/Le360)

«Chaque quartier de Casablanca est connu pour son marché de gros», a rappelé la maire, justifiant ainsi la nécessité d’une infrastructure centralisée. «L’idée est donc de regrouper l’ensemble de ces marchés de gros au sein d’une même plateforme alimentaire, située à proximité de Casablanca, car la ville souffre aujourd’hui d’une forte pression foncière», a-t-elle relevé.

Un terrain de 309 hectares à Sahel Oulad H’Riz

Le projet a ainsi connu plusieurs phases, notamment la définition de sa taille et de sa superficie. À l’issue de négociations avec les domaines de l’État, la commune a acquis un terrain de 309 hectares dans la commune de Sahel Oulad H’Riz. Le choix du site a obéi à des critères stricts. «Il fallait que le site soit proche du réseau routier, qu’il soit relié aux autoroutes, que la distance avec Casablanca soit minimale et que les moyens de transport soient disponibles, notamment le rail», a précisé Nabila Rmili. Le schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU), révisé en 2025, prévoit d’ores et déjà le prolongement des infrastructures ferroviaires vers ce site.

Le projet sera réalisé en deux étapes. La première, dont les travaux débuteront en 2026, s’étalera sur trois ans. Elle inclura notamment le déplacement progressif des marchés de gros des fruits et légumes, ainsi que du poisson, actuellement situés à Sidi Othmane, vers ce nouveau site.

Dans le détail, «la première phase sera financée à hauteur de 2 milliards de dirhams, car il faut créer la voirie interne, les équipements publics et lancer les travaux», a indiqué Nabila Rmili, précisant que «la convention afférente à ce projet est en phase finale, le foncier ayant été acquis et les financements ont été programmés sur trois ans».

«Ce projet est destiné à Casablanca, mais il a également une dimension africaine et nationale. L’objectif est d’en faire une plateforme alimentaire aux standards mondiaux», a affirmé la maire.

Par La Rédaction
Le 17/05/2026 à 16h30