Casablanca. Lancement de la «Police de la propreté»: voici le barème des amendes

La ville de Casablanca.

Pour lutter contre les incivilités, Casablanca passe à la vitesse supérieure. La «Police de la propreté» est désormais opérationnelle, avec 130 agents assermentés qui patrouilleront dans les 16 arrondissements. Les particuliers risquent une amende de 100 dirhams et les entreprises de 500 à 1000 dirhams.

Le 23/10/2026 à 16h01

Casablanca s’apprête à faire respecter la propreté urbaine en utilisant la manière forte. La présidente du Conseil communal, Nabila Rmili, a confirmé que la «Police de la propreté» est désormais totalement opérationnelle et prête à sanctionner les jets de déchets dans l’espace public.

S’exprimant hier jeudi 22 octobre lors de la deuxième séance de la session ordinaire d’octobre, Nabila Rmili a précisé que les préparatifs logistiques et organisationnels sont achevés. Au total, 130 fonctionnaires ont été mobilisés et assermentés pour dresser des procès-verbaux d’infraction dans l’ensemble de la capitale économique.

Ces brigades dédiées sillonneront les quartiers des 16 arrondissements de Casablanca pour effectuer des patrouilles d’inspection et verbaliser les contrevenants sur-le-champ.

Barème des amendes: de la jetée sauvage au dépôt industriel

Interrogé sur le montant des contraventions, Moulay Ahmed Afilal, adjoint à la maire, chargé de la propreté, a rappelé que le Conseil communal avait approuvé, lors d’une session extraordinaire en décembre 2025, la modification de l’arrêté fiscal n° 01/2018 fixant la grille tarifaire selon la gravité et le profil de l’auteur de l’infraction.

Toute personne prise en flagrant délit de dépôt d’ordures sur la voie publique ou en dehors des conteneurs prévus à cet effet sera passible d’une amende de 100 dirhams, portée à 200 dirhams en cas de récidive.

Par ailleurs, les entreprises et les grands producteurs de déchets qui procèdent à des dépôts illicites de déchets industriels, commerciaux ou inertes dans l’espace public seront passibles d’une amende de 500 à 1.000 dirhams.

Vidéosurveillance et prise de conscience citoyenne

Pour appuyer leur travail sur le terrain, les agents s’appuieront également sur le réseau de caméras de surveillance déployé à travers les artères de la ville afin de documenter et prouver les infractions.

Ahmed Afilal a souligné que cette initiative vise avant tout à rehausser le niveau de salubrité de Casablanca, à renforcer la conscience environnementale citoyenne et à mettre un terme définitif aux incivilités qui dégradent le paysage urbain.

Par Fatima El Karzabi
Le 23/10/2026 à 16h01