À l’occasion d’Octobre rose, le Centre régional d’oncologie Hassan II d’Oujda met en avant les moyens dont il dispose désormais pour prendre en charge les patients atteints de cancer dans la région de l’Oriental.
Relevant du Centre hospitalier universitaire Mohammed VI, l’établissement a renforcé son offre de soins avec sa nouvelle infrastructure, entrée en service en novembre 2025.
Le nouveau bâtiment a été inauguré le 10 novembre 2025. Depuis, les différents services médicaux et administratifs y sont transférés progressivement. Le centre s’est également doté de nouveaux équipements et de nouvelles unités dédiées à la prise en charge des cancers.
«L’offre de soins a évolué, aussi bien au niveau de la capacité d’accueil des différents services qu’avec la création de nouvelles spécialités stratégiques qui ont renforcé l’offre de soins à Oujda et dans toute la région de l’Oriental», explique Hayat Berkhli, professeure d’anesthésie-réanimation à la faculté de médecine et de pharmacie d’Oujda et directrice du Centre régional d’oncologie Hassan II.
Avant l’ouverture de cette nouvelle structure, le centre disposait déjà de services de chirurgie, de chimiothérapie et de radiothérapie. Il comptait également une unité de réanimation et un bloc opératoire avec deux salles. La nouvelle infrastructure a permis d’élargir cette offre et d’augmenter les capacités d’accueil.
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Le centre compte aujourd’hui 106 lits. La chirurgie générale en dispose de 48 et la chimiothérapie de 16. Une nouvelle unité accueille par ailleurs les adultes atteints de maladies et de cancers du sang, avec 16 lits. Une autre unité, dédiée aux enfants souffrant de tumeurs et de cancers du sang, compte 15 lits.
Les services d’anesthésie et de réanimation ont également été renforcés. Leur capacité est passée de trois lits dans l’ancienne structure à dix dans la nouvelle. Le complexe chirurgical dispose désormais de quatre salles d’opération. Il comprend aussi une salle de réveil post-opératoire pour surveiller les patients après les interventions.
Le centre dispose en outre d’un service de consultations externes avec dix salles dédiées aux différentes spécialités. L’hôpital de jour comprend deux unités. La première accueille les enfants et dispose de lits et de fauteuils pour les séances de chimiothérapie. La seconde est destinée aux adultes et compte plusieurs postes de traitement, ainsi que des fauteuils et des lits supplémentaires.
Depuis le 1er janvier 2026, près de 1.250 nouveaux cas de cancer y ont été accueillis. Environ 6.000 patients sont actuellement suivis par les équipes. Ce chiffre comprend les nouveaux cas, les anciens patients et les personnes qui bénéficient d’un suivi régulier après la fin de leur traitement.
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Durant la même période, les équipes ont réalisé près de 14.000 consultations et examens médicaux. Elles ont également assuré environ 12.000 séances de chimiothérapie et près de 10.000 séances de radiothérapie. Quelque 12.000 journées d’hospitalisation ont été enregistrées, pour près de 2.000 patients.
La nouvelle infrastructure a aussi permis de renforcer les examens nécessaires aux traitements et au suivi des patients. Mais le centre ne fonctionne pas encore à pleine capacité. Son activité se situe actuellement entre 60 et 70% de sa capacité opérationnelle. Le renforcement des effectifs médicaux et infirmiers reste nécessaire pour permettre aux différents services d’utiliser pleinement leurs capacités.
Des équipements pour mieux diagnostiquer les cancers
Le service de radiologie occupe une place importante dans ce dispositif. Il dispose d’un scanner, d’une IRM 3 Tesla, d’équipements d’échographie et d’un appareil de mammographie.
«Le rôle du service est très important parce qu’il dispose des équipements les plus récents, notamment le scanner, l’IRM 3 Tesla, l’échographie et la mammographie», souligne le Dr Hicham Benramdan, médecin spécialiste en radiologie au centre.
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Ces équipements permettent notamment de détecter plus tôt certaines formes de cancer, en particulier le cancer du sein, qui est au cœur de la campagne d’Octobre rose. Ils servent également à établir le diagnostic et à déterminer la nature et le stade de la maladie.
«Le premier rôle est le dépistage, notamment pour les patientes atteintes du cancer du sein. Le deuxième est le diagnostic», précise le spécialiste.
L’imagerie intervient aussi pendant les différentes étapes du traitement. Elle permet de suivre l’évolution de la maladie et d’évaluer l’état du patient pendant la chimiothérapie ou la radiothérapie. Elle sert également à guider certains prélèvements et biopsies nécessaires pour confirmer le diagnostic.
«Le médecin radiologue réalise ce qu’on appelle une confirmation diagnostique, avec des examens qui permettent de déterminer le type de cancer dont souffre le patient», explique encore le Dr Benramdan.
La réanimation monte progressivement en puissance
La réanimation et l’anesthésie jouent également un rôle central, notamment pour les patients qui doivent subir une intervention chirurgicale.
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Le service dispose de dix lits, mais seuls quatre sont actuellement opérationnels. Là encore, le renforcement des ressources humaines doit permettre d’augmenter progressivement cette capacité à six lits, puis d’atteindre les dix lits prévus.
«Nous avons une capacité de dix lits, mais nous fonctionnons actuellement avec quatre lits, en attendant le renforcement des ressources humaines», indique le Dr Hamza Mimouni, professeur assistant en réanimation et anesthésie.
Depuis le début de l’activité du centre, environ 140 patients ont été pris en charge au sein du service de réanimation. Celui-ci assure également les activités d’anesthésie et accompagne les interventions chirurgicales en coordination avec le service de chirurgie.
Le complexe chirurgical compte quatre salles d’opération et une salle de réveil équipée de six lits. Les patients y sont surveillés immédiatement après leur intervention.
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La réanimation intervient également auprès des patients bénéficiant de soins palliatifs. Le service contribue à améliorer leur qualité de vie et à limiter les complications liées à la maladie. Il assure aussi des consultations pré-anesthésiques avant les interventions, afin d’évaluer l’état de santé du patient et de définir la stratégie anesthésique la plus adaptée.
Des consultations spécialisées sont enfin consacrées au traitement des douleurs aiguës et chroniques liées au cancer ou à ses traitements.
Avec sa nouvelle infrastructure, ses capacités élargies et ses nouveaux équipements, le Centre régional d’oncologie Hassan II d’Oujda dispose aujourd’hui de moyens supplémentaires pour assurer la prise en charge des patients atteints de cancer dans la région de l’Oriental.
Le principal enjeu reste désormais de renforcer les ressources humaines afin de permettre au centre d’exploiter pleinement ses capacités. Un enjeu qui prend une importance particulière à l’occasion d’Octobre rose, alors que le dépistage précoce et le diagnostic rapide restent essentiels dans la lutte contre le cancer.




