Dans la soirée du jeudi 2 juillet, au terme d’une deuxième lecture, la Commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme de la Chambre des représentants a adopté le projet de loi par neuf voix contre une, celle du président de la commission, l’USFPiste Saïd Baaziz, avocat de profession.
Dix autres avocats, membres de la commission, se sont absentés lors du vote. Il s’agit de représentants du RNI, du PAM, du PPS, du MP, de l’UC et de l’USFP.
Amendé jeudi sur plusieurs dispositions puis adopté à la majorité par la Commission de la justice, le projet de loi, légèrement remanié, a été renvoyé à la Chambre des conseillers pour une nouvelle lecture.
Ces débats parlementaires interviennent alors que les tribunaux du Royaume sont paralysés par une grève illimitée des robes noires depuis deux semaines.
Les avocats reprochent au texte des dispositions qui réduiraient, selon eux, leur indépendance vis-à-vis du parquet général et du ministère de la Justice, notamment en matière de sanctions disciplinaires.
Jeudi, lors d’un rassemblement devant le Parlement, les représentants de la profession ont haussé le ton, affirmant que «la bataille ne fait que commencer» et menaçant de durcir leur mouvement tant que le texte ne sera pas retiré.
Dans le même temps, la situation des justiciables, en particulier celle des personnes détenues, risque de se dégrader à mesure que la paralysie des juridictions se prolonge.




