Commission d’enquête sur les «fraqchia»: les divisions politiques font échouer l’initiative

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Revue de presseLa création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’importation du bétail et des viandes rouges s’enlise dans des dissensions politiques insurmontables. Majorité et opposition se renvoient la responsabilité de l’échec des concertations, tandis que l’approche des élections législatives et la prochaine clôture de la Chambre des représentants rendent désormais hypothétique toute avancée sérieuse sur ce dossier. Cet article, est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 02/07/2026 à 19h40

L’initiative visant à instituer une commission d’enquête parlementaire sur l’importation du bétail et des viandes rouges –affaire connue sous le nom des «Fraqchia»– a vécu un coup d’arrêt brutal, victime des clivages persistants entre les présidents des groupes de la majorité et ceux de l’opposition. Faute d’accord sur une date de réunion propre à trancher définitivement la question, chaque camp désigne l’autre comme unique responsable de l’enlisement.

Au cœur du débat, un chiffre divise, profondément: l’opposition évalue l’enveloppe subventionnelle à 13 milliards de dirhams, quand la majorité la ramène à 464 millions de dirhams, relaie Assabah de ce vendredi 3 juillet. Derrière cet écart arithmétique se joue une interrogation fondamentale: qui a réellement bénéficié de ces fonds publics? Plusieurs présidents de groupe ont invoqué leur «agenda surchargé» pour justifier leur absence à la table des négociations, car entre préparation des échéances électorales et répartition des investitures dans leurs fiefs régionaux et provinciaux, aucun créneau n’a pu être dégagé.

Dès lors, la perspective de voir cette commission voir le jour s’amenuise de jour en jour, à l’approche de la clôture de la chambre des représentants, prévue le 13 juillet prochain. Des sources autorisées confient qu’un éventuel prolongement de la session jusqu’à la fin du mois ne changerait guère la donne: à deux mois des élections législatives, les conditions d’un travail serein, objectif et rigoureux ne seraient plus réunies, relaie le quotidien.

Le scénario d’une réunion d’urgence, convoquée lundi dernier pour examiner les modalités de mise en place de la commission, illustre parfaitement ce désarroi. La plupart des présidents de groupes, tant de l’opposition que de la majorité, ont manqué à leur promesse de présence. Seul Rachid Hamouni, président du groupe de PPS, a fait le déplacement. Il a ensuite tenté de joindre ses collègues, qui lui ont pour la plupart opposé leur méconnaissance de la tenue de cette réunion, écrit Assabah.

Le PPS, par la voix de son groupe, s’est dit surpris de l’absence de figures pourtant emblématiques: Driss Sentissi (MP), Abderrahim Chahid (USFP) et Abdallah Bouanou (PJD) côté opposition, ainsi que, dans le camp majoritaire, Ahmed Touizi (PAM) et Allal Amraoui (Istiqlal). Ce parti a jugé le calendrier peu opportun, soulignant que les partis avaient laissé passer la fenêtre idéale en 2025, au moment précis où les premières subventions étaient attribuées aux importateurs de bétail, communément désignés sous le sobriquet de «Fraqchia».

Par La Rédaction
Le 02/07/2026 à 19h40