Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence visant à faire de Casablanca une «ville sans bidonville», les autorités de la wilaya ont accéléré les opérations de démolition des poches urbaines d’habitat insalubre, tout en les accompagnant de leur corollaire, à savoir le relogement des familles concernées.
Dans son édition du vendredi 3 juillet, le quotidien Assabah rapporte qu’en une seule semaine, deux bidonvilles ont été démolis. Il s’agit de «Hakhl Errimaya» (Champ de tir) et de «Douar Brik», situés dans les arrondissements d’Aïn Sebaâ et de Hay Mohammadi. Cette opération a ainsi permis de libérer une importante assiette foncière au profit du plan d’aménagement urbain et de restructuration de la capitale économique.
Assabah rapporte que l’opération de démolition du bidonville de «Hakhl Errimaya» a été supervisée par les autorités administratives et sécuritaires afin d’en assurer le bon déroulement. Des préavis ont été adressés aux habitants pour leur permettre de transférer, à temps, l’ensemble de leurs biens vers les locaux provisoires de relogement, en attendant de récupérer les clés de leurs nouveaux appartements.
La démolition de ce bidonville a été immédiatement suivie par celle de «Douar Brik», qui concentre la plus importante population bidonvilloise, puisqu’il est l’un des plus anciens bidonvilles de Casablanca.
Cependant, des dizaines de familles issues de ces deux bidonvilles se plaignent de difficultés financières et administratives qui les empêchent d’acquérir un appartement selon les conditions et les critères fixés par les autorités chargées du relogement. Ces familles, qui craignent de se retrouver sans domicile, demandent la prise en compte de leur situation économique afin de bénéficier de facilités concernant les versements participatifs exigés.
Sans rester sourdes à ces situations sociales, les autorités de Casablanca demeurent déterminées à s’attaquer rapidement à tous les points noirs qui subsistent encore dans les zones de Moulay Rachid et de Sidi Moumen. Elles en font même une priorité absolue, estimant que ce n’est qu’après leur résorption que Casablanca pourra être déclarée «ville sans bidonville», dotée de services publics performants et garantissant à l’ensemble de sa population un habitat décent et salubre.




