À l’approche du scrutin du 23 septembre, l’Association Tahadi pour l’Égalité et la Citoyenneté (ATEC) adresse deux mémorandums aux partis politiques pour imposer l’agenda de l’égalité.
Le premier porte sur l’intégration des questions relatives à l’égalité et aux droits des femmes dans les programmes électoraux, alors que le second concerne la protection contre la violence numérique.
L’importance de ces deux mémorandums ne se limite pas à leur contenu revendicatif, mais réside également dans la conjoncture politique, constate l’hebdomadaire Al Ayyam dans sa dernière livraison.
Dans une déclaration à l’hebdomadaire, la présidente de l’ATEC, Bouchra Abdou, souligne que «les revendications de l’Association ne se résument pas aux questions relatives à l’égalité, puisqu’il s’agit d’un principe constitutionnel consacré par l’article 19 de la Constitution, mais visent la concrétisation de ce principe dans des engagements politiques et électoraux pragmatiques et réalisables».
À ce propos, la militante de l’ATEC appelle les partis politiques «à consacrer un volet autonome dans leur programme électoral aux enjeux de parité et de droits des femmes avec des objectifs clairs et des indicateurs permettant le suivi de réalisation sur le terrain».
Dans ce sillage, rappelle la présidente de l’ATEC, une réunion est prévue avec onze partis politiques dans le cadre de la mise en application des objectifs de l’initiative lancée par l’ATEC sous le slogan «Ma voix pour toi… et la réalisation de mes revendications t’incombe».
En plus des engagements chiffrés et d’un calendrier des réalisations, l’ATEC remet sur le devant de la scène politique et électorale l’ensemble de ses plaidoyers.
Il s’agit notamment de la reconnaissance de «l’économie du soin», la réforme du Code de la famille, l’amendement de la loi 103.13 et la mise en place d’une plateforme pour le signalement et l’orientation des victimes de violences.




