Provinces du Nord: le cannabis instrumentalisé à des fins électorales

Un champ de cannabis.

Un champ de cannabis. . DR

Revue de presseDans les provinces de Larache et d’Ouazzane, certains partis politiques brandissent la carte du cannabis, promettant aux habitants l’élargissement des zones de culture autorisées pour capter leurs voix. Les détails avec la revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Le 03/07/2026 à 20h55

La question de l’exploitation du cannabis et de son instrumentalisation à des fins purement électorales fait de nouveau surface dans certaines provinces du Nord.

Dernièrement, une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux a mis en lumière des champs clandestins de cannabis entraînant une exploitation excessive et anarchique des nappes phréatiques dans la province de Larache. Cette situation a poussé les autorités compétentes à ouvrir immédiatement une enquête, rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end des 4 et 5 juillet.

Au-delà de ce phénomène, expliquent les sources du journal, des formations politiques exploiteraient également ce dossier sensible pour séduire les électeurs. Ces voix partisanes font croire aux habitants de certaines communes et douars, dans les régions de Larache et d’Ouazzane, que les autorités envisageraient d’élargir le périmètre d’implantation autorisé.

Pour crédibiliser leur discours, ces acteurs politiques rappellent des correspondances déjà adressées au ministère de l’Intérieur par des présidents de communes concernées et des composantes de la société civile.

Pourtant, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, avait déjà clairement précisé que l’élargissement des zones d’implantation autorisées est régi par des critères bien déterminés, liés notamment à l’évolution et au développement du secteur à des fins médicales et industrielles. De même, les terres choisies dans les provinces d’Al Hoceïma, Chefchaouen et Taounate répondent à un cahier des charges rigoureux avant de pouvoir bénéficier des autorisations de pépinières, de culture, de transformation et d’exportation.

C’est ainsi, rappelle le quotidien, que le cadre strict fixé pour l’usage thérapeutique du cannabis a théoriquement barré la route aux marchands d’élections et aux lobbys qui les soutiennent, empêchant ainsi la manipulation des petits agriculteurs et des populations locales à l’approche du scrutin.

Par La Rédaction
Le 03/07/2026 à 20h55