Cannabis médical: coup d’accélérateur sur la recherche clinique et les guides de bonnes pratiques

La prescription médicale de cannabis à des fins thérapeutiques répond à des indications préalablement vérifiées au cours de travaux de recherches cliniques.. DR

Revue de presse La première rencontre scientifique dédiée au cannabis médical, organisée le samedi 6 juin à Casablanca par l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC), partenaire de la Société marocaine des sciences médicales (SMSM), a abouti à une opérationnalisation précise. Les intervenants appellent à l’élaboration de guides de bonnes pratiques, de cycles de formation des prescripteurs et de l’établissement d’une base de données nationale des travaux de recherche scientifique. Cet article est une revue de presse tirée d’Al Ahdath Al Maghribia.

Le 07/06/2026 à 18h05

Établir une liste nationale d’indicateurs relatifs à la prescription de cannabis à usage médical, et établir des protocoles thérapeutiques encadrant l’utilisation médicale de produits légaux dérivés du cannabis: ce sont les deux principales recommandations des participants à une première «Journée scientifique» consacrée à l’usage thérapeutique du cannabis et de ses dérivés, à Casablanca, hier, samedi 6 juin. Les intervenants, qui préconisent aussi la rédaction de guides de bonnes pratiques cliniques pour le corps médical et paramédical, avaient été conviés à cette rencontre par l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC), partenaire de la Société marocaine des sciences médicales (SMSM).

Cette manifestation a aussi permis à ses participants d’insister sur «l’urgence d’encourager la prescription médicale des produits légaux à base de cannabis», et ont recommandé «la création d’un observatoire chargé du suivi médical des bénéficiaires de ces traitements», relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 8 juin. Dans le même ordre d’idées, ajoute le quotidien, les intervenants ont souligné la nécessité «d’accroître le nombre de travaux de recherche clinique, et de soutenir les programmes de recherche médicale relatifs à l’usage thérapeutique des dérivés légaux du cannabis», et donc, d’une «valorisation des études nationales portant sur l’efficacité, l’innocuité et les indications thérapeutiques du cannabis médical». Constituer une base de données dédiée aux recherches et publications scientifiques sur cet usage légal sera aussi, selon les intervenants à cette rencontre, une nécessité.

Mohamed El Guerrouj, directeur général de l’ANRAC, a indiqué au cours de cette rencontre que «l’industrie pharmaceutique nationale a développé plus de 140 produits dérivés du cannabis, officiellement enregistrés et distribués dans plus de 600 points de vente agréés», affirmant que «le Maroc dispose d’un cadre juridique opérationnel et d’une offre régulée dans le domaine du cannabis médical». Ce qui importe désormais, a-t-il affirmé, sera d’«élargir le champ d’utilisation thérapeutique de ces produits», conviant donc, pour ce faire, les médecins, les chercheurs et les associations de scientifiques «à contribuer à l’élaboration de protocoles et de directives médicales encadrant l’usage du cannabis médical», relaie Al Ahdath Al Maghribia. Dans son intervention, le président de la SMSM, Moulay Said Afif, docteur en médecine a qualifié l’expérience marocaine d’encadrement et de développement de l’usage du cannabis à usage médical comme «l’un des modèles actuels les plus remarquables», grâce à la législation adoptée, qui «régule sa culture et sa transformation en préparations médicales et thérapeutiques».

Par Hassan Benadad
Le 07/06/2026 à 18h05