Le RNI verrouille ses rangs face à la concurrence du PAM

Rachid Talbi Alami.. DR

Revue de presseÀ l’approche des prochaines échéances électorales, le RNI lance une offensive politique d’envergure contre ses dissidents. Qualifiés de traîtres à la veille de la bataille pour la direction du futur exécutif, ces derniers font les frais d’un recadrage interne, alors même que le parti dévoile ses priorités économiques pour la protection du pouvoir d’achat. Cette revue de presse est issue d’un article d’Assabah.

Le 03/07/2026 à 19h46

Lors d’un rassemblement partisan organisé à Casablanca, Rachid Talbi Alami, membre du bureau politique du RNI, a fermement ciblé les élus ayant quitté les rangs de sa formation pour rejoindre d’autres partis, ciblant implicitement le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM). Qualifiant ces défections de véritable rupture de confiance et de trahison politique, le dirigeant a fustigé des comportements dictés par des frustrations internes ou des calculs purement électoraux. Selon lui, ces départs ne déstabilisent en rien la direction de la Colombe, mais constituent un reniement des engagements moraux et politiques pris devant les électeurs, indique le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 4 et 5 juillet.

Cette sortie médiatique, soigneusement calibrée, intervient dans un contexte de positionnement stratégique à l’approche d’échéances cruciales. À travers ce discours, le RNI cherche manifestement à verrouiller son front interne et à adresser un message de fermeté pour prévenir toute autre défection. En toile de fond se dessine la bataille pour le leadership du futur paysage politique national, le PAM étant perçu comme le principal concurrent capable de disputer la première place au RNI et de revendiquer la direction du prochain exécutif, déjà surnommé le «gouvernement du Mondial».

C’est lors de la présentation du troisième volet du programme du parti que ces déclarations ont été faites. À cette occasion, un hommage a été rendu à l’ancien président de la formation, Aziz Akhannouch, pour son rôle dans la préservation de l’harmonie gouvernementale et de la cohésion de la majorité parlementaire. Le parti se tourne désormais vers une nouvelle dynamique sous la direction de Mohamed Chouki, porté à la tête de la formation lors du congrès extraordinaire de février 2026. La réussite de cette nouvelle étape a été présentée comme une responsabilité collective, guidée par l’ambition d’un succès partagé.

En conclusion, le programme du RNI se veut une réponse pragmatique et sereine aux problématiques socio-économiques accumulées ces dernières années, loin des tensions politiques. Parmi les priorités affichées figurent la lutte contre la spéculation des intermédiaires et la régulation des marchés face à la hausse des prix, deux axes présentés comme essentiels pour garantir une protection durable du pouvoir d’achat des citoyens.

Par La Rédaction
Le 03/07/2026 à 19h46