Majorité gouvernementale: l’Istiqlal et le PAM défient le RNI

Mustapha Baitas, ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement.

Revue de presseLa coalition gouvernementale traverse une crise ouverte: en l’absence d’Aziz Akhannouch, l’Istiqlal et le PAM ont rejoint l’opposition pour soutenir une commission d’enquête parlementaire sur l’importation de viande, provoquant la colère du RNI qui dénonce des calculs électoraux. Cet article est une revue de presse tirée des quotidien Assabah et Al Akhbar.

Le 26/06/2026 à 19h46

La coalition gouvernementale traverse une zone de turbulences. La dernière réunion de la majorité s’est soldée par un échec, les partis n’ayant pas réussi à s’accorder sur une position unifiée concernant l’initiative de l’opposition visant à créer une commission d’enquête parlementaire sur l’importation du bétail et des viandes rouges, indique le quotidien Assabah dans son édition du weekend-end du 27 et 28 juin.

L’absence d’Aziz Akhannouch, a particulièrement marqué les esprits. Remplacé pour l’occasion par Mohamed Chouki, président du groupe parlementaire du RNI, ce retrait s’expliquerait par une vive colère du chef du gouvernement à l’égard de ses alliés, Nizar Baraka (secrétaire général de l’Istiqlal) et Fatima Ezzahra El Mansouri (coordinatrice nationale du PAM). Il leur est reproché d’avoir soutenu la démarche de l’opposition, un acte perçu par le RNI comme une violation flagrante de la charte de la majorité. Les dirigeants du parti majoritaire estiment que si l’un des alliés souhaitait lancer une telle commission d’enquête, le sujet aurait dû être débattu au sein des instances de la coalition.

Face à cette impasse, la majorité a choisi d’éluder la question de la commission d’enquête, préférant afficher son soutien à la décision de suppression de l’heure constitutionnelle supplémentaire, écrit Assabah.

Interrogé lors de son point de presse hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas s’est efforcé de dissiper les doutes. Il a catégoriquement démenti l’existence de fissure au sein de la coalition, affirmant que l’exécutif poursuit ses missions dans un esprit de cohésion et d’harmonie, loin des querelles politiques passagères, écrit pour sa part le quotidien Al Akhbar dans son édition du même weekend.

Pour étayer ses propos, le porte-parole a mis en avant le bilan socio-économique de l’équipe gouvernementale, rappelant notamment la concrétisation des engagements liés au dialogue social, dont la revalorisation salariale de 1.000 dirhams désormais totalement finalisée. Le coût global de ces mesures phares s’élève à plus de 47 milliards de dirhams, une enveloppe historique qui dépasse de loin les budgets de 7 à 8 milliards de dirhams alloués au mieux par les précédents exécutifs.

Parallèlement à ces assurances politiques, l’action gouvernementale se poursuit sur le plan législatif avec l’adoption du projet de loi 40.26 portant création d’une École pluridisciplinaire des sciences agricoles et des sciences de la vie à Agadir, en remplacement de l’actuel Institut de l’horticulture. Dotée d’une autonomie pédagogique, scientifique et culturelle, cette nouvelle structure universitaire ambitionne d’élargir l’offre de formation dans les domaines agricoles et biologiques, avec une projection de près de mille étudiants à l’horizon 2031.

Pour Mustapha Baitas, cette initiative s’inscrit dans une vision globale visant à renforcer l’enseignement supérieur. Elle démontre que la machine gouvernementale continue de fonctionner à un rythme normal en dépit des remous politiques actuels.

Par La Rédaction
Le 26/06/2026 à 19h46