Législatives: «il existe de grandes attentes citoyennes auxquelles il faudra répondre», selon le chercheur Mohamed Bouden

L'universitaire Mohamed Bouden. (Y.Mannan/Le360)

Le 16/09/2026 à 09h08

VidéoInterrogé par Le360, le politologue Mohamed Bouden a souligné le rôle des élections législatives, qui constituent une étape majeure du processus démocratique au Maroc. Il a rappelé que le pays a toujours respecté ses échéances électorales sous le règne du roi Mohammed VI.

La campagne électorale pour le scrutin législatif du 23 septembre s’emballe. Les partis politiques et leurs candidats passent à la vitesse supérieure et multiplient les engagements et les promesses. Cependant, le taux de participation «est un enjeu crucial», selon le politologue Mohamed Bouden.

Le politologue et expert en analyse des politiques publiques observe que, dans un climat de compétition et de pluralisme politique, les partis s’efforcent de «persuader les électeurs par leur présence sur le terrain, à travers les meetings, les rencontres ou encore des initiatives de communication dans les différentes régions et circonscriptions locales».

Aux rassemblements populaires traditionnels s’ajoutent d’autres moyens de communication, tels que «le numérique et les vidéos, qui peuvent rapprocher tout acteur politique du citoyen».

«Après cinq jours, je crois que le rythme peut encore s’accentuer et qu’un certain nombre d’électeurs n’ont pas encore fait leur choix», estime-t-il à l’approche du scrutin du 23 septembre.

Le politologue dit s’attendre à une accélération de la campagne électorale afin de favoriser une participation citoyenne maximale. «Le vote est le seul langage de la démocratie. Tel qu’il est stipulé par la Constitution, c’est un droit personnel et un devoir national. Les citoyens ne doivent pas renoncer à l’exercice de ce devoir», affirme-t-il, d’autant qu’«aujourd’hui, il y a une confrontation d’idées et une concurrence de programmes».

Interrogé sur la nature des engagements proposés par les candidats, Mohamed Bouden rappelle qu’«il y a de grandes attentes de la part des citoyens, auxquelles il faudra apporter des réponses».

Le chercheur a en outre estimé que les élections à la Chambre des représentants «se déroulent cette fois-ci dans un contexte géopolitique majeur pour le Maroc, caractérisé par de grandes aspirations de la part des citoyens, ainsi que par le désir de voir émerger des institutions qui représentent leur voix».

Le politologue considère que les partis sont appelés à présenter des promesses réalistes et applicables sur le terrain. À titre d’exemple, Mohamed Bouden cite la nouvelle génération de programmes de développement inclusif, «d’une valeur de 208 milliards de dirhams, en plus des projets stratégiques menés par le Roi».

Selon lui, «les partis politiques doivent donc s’adapter à ces projets, qui sont des projets d’État et qui transcendent le temps électoral, tout en apportant des réponses réalistes et franches aux citoyens».

En conclusion, il a estimé que «la reddition des comptes se fera à tous les niveaux et dans toutes ses dimensions». Pour le politologue, le nouveau Maroc est un Maroc de «responsabilité et de reddition des comptes», qui «cherche à progresser dans tous les domaines».

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 16/09/2026 à 09h08