Fouzi Lekjaa fustige le bilan de la gestion du RNI dans la province de Boulemane et promet une reddition des comptes

Fouzi Lekjaa à Missour. (Y.Jaoual/Le360)

Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du PAM, a qualifié de «catastrophique» le bilan de gestion du RNI dans les collectivités territoriales de la province de Boulemane, pointant l’absence d’infrastructures de base en matière d’assainissement, d’eau potable et de routes. Lors d’un meeting à Missour, il a exigé des excuses des responsables du RNI et appelé les électeurs à sanctionner ce bilan dans les urnes le 23 septembre en soutenant le candidat du PAM Mohamed El Miri.

Le 12/09/2026 à 13h02

Le membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM) Fouzi Lekjaa a lancé une attaque virulente contre le bilan de la gestion du Rassemblement national des indépendants (RNI) dans les collectivités territoriales de la province de Boulemane. Il a qualifié la situation de la région de «catastrophique», en raison de la privation continue de la population des infrastructures de base telles que le réseau d’assainissement, l’accès à l’eau potable et les axes routiers, tout en soulignant que le principe de corrélation entre responsabilité et redevabilité s’impose fermement pour mettre fin à l’ère du désengagement.

Lors d’un meeting à Missour, Fouzi Lekjaa a expliqué que deux visites consécutives dans la région ont révélé un déficit colossal en contradiction avec les potentialités de la province, plaçant les responsables du parti de la Colombe (RNI) qui gèrent environ 16 collectivités territoriales face à leur responsabilité politique et morale. Il a affirmé que ces responsables sont tenus de présenter des excuses explicites à la population pour la dégradation de la situation, au lieu de revenir sans vergogne pour les élections de 2026 en répétant les mêmes promesses qu’en 2021.

Le dirigeant a critiqué la persistance de la vulnérabilité en matière d’approvisionnement en eau potable et l’absence d’assainissement, soulignant qu’il est inacceptable que le Maroc entre en 2026 alors que des communes de la province de Boulemane se débattent encore avec des revendications élémentaires qui auraient dû être réglées depuis des décennies. Il a ajouté que la persistance de ce déficit de gestion révèle la fausseté des programmes promus par la majorité dirigeante pendant cinq ans, sans aucun impact concret sur le terrain.

Le ministre délégué chargé du Budget a lié l’exigence de redevabilité au changement de modèle de développement, présentant une vision intégrée visant à désenclaver les 21 communes de la province en les reliant à l’axe Guercif et au port de Nador West Med. Il a souligné que cette étape stratégique constituerait une artère vitale pour connecter la production locale aux grands marchés, tout en ouvrant des perspectives prometteuses pour l’industrialisation, l’attraction des investissements et la création d’emplois pour les jeunes de la région.

Abordant les engagements sociaux du PAM, Lekjaa a critiqué les dysfonctionnements du système de ciblage de l’aide directe qui prive des familles nécessiteuses sous prétexte de la possession d’un téléphone ou d’une moto et a exigé une révision immédiate de ces critères. Il a annoncé l’adoption par le parti d’une proposition visant à porter le montant minimum des retraites à 3.000 dirhams pour préserver la dignité des retraités, tout en travaillant à doubler progressivement l’aide financière aux familles vulnérables pour atteindre 1.000 dirhams à l’horizon 2030.

L’intervenant a appelé le corps électoral à traduire sa colère et son exigence de redevabilité dans les urnes le 23 septembre courant, en soutenant le candidat du parti Mohamed El Miri et en faisant émerger de nouvelles élites composées de jeunes et de femmes de la province reconnus pour leur honnêteté et leur intégrité.

Il a conclu en affirmant que retenir le pari d’un «Maroc émergent en 2030» commence par la libération des collectivités territoriales de l’emprise des promesses creuses et l’établissement d’un véritable contrat politique fondé sur le sérieux et des résultats concrets.

Par Youssra Jaoual
Le 12/09/2026 à 13h02