Législatives: le PAM exclut toute alliance avec le RNI après le scrutin

Abdellatif Ouahbi du PAM, Aziz Akhannouch du RNI et Nizar Baraka de l'Istiqlal, lors de la signature de la Charte de la majorité.

Revue de presseLes deux principaux alliés du gouvernement sortant, le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti authenticité et modernité (PAM), se sont livrés à des passes d’armes à distance et à des échanges accusateurs, ce qui exclut toute alliance entre les deux partis après le scrutin. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath.

Le 31/08/2026 à 18h27

Les relations entre les deux principaux alliés du gouvernement sortant, le RNI et le PAM, auraient atteint un point de non-retour. En effet, les désaccords entre les deux partis politiques ne se limitent désormais plus à cette conjoncture électorale, mais se poursuivront et prendront d’autres formes après le scrutin.

Autant dire que «les deux partis politiques ne cohabiteront plus au sein de la même alliance gouvernementale», rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 1er septembre.

D’après les mêmes sources, «si le PAM arrive en tête des élections législatives, le RNI ne fera pas partie de ses options d’alliances pour former le prochain gouvernement. En revanche, si le RNI gagne le scrutin, le PAM se positionnera directement dans l’opposition».

C’est l’option qui a été soulignée, dans des déclarations à la presse, par Fatima Ezzahra El Mansouri, la coordinatrice nationale de la direction collégiale du PAM. C’est également ce qu’a formulé indirectement Mohamed Mehdi Bensaid lors d’un meeting électoral à Sidi Bennour. Les mêmes sources indiquent également que «le PAM ne proposera pas une alliance semblable au gouvernement sortant», estimant que cela équivaudrait à un «suicide politique».

Pour sa part, poursuit le quotidien, «le RNI accuse ouvertement et sévèrement le PAM de recourir à des manœuvres de pression et de manipulation pour recruter ses notables et ses leaders dans les régions». Le RNI, précise la même source, estime que «ces pratiques sapent l’action politique et ternissent l’image du choix démocratique», faisant remarquer que «cela aura des répercussions sur la confiance des citoyens dans les partis politiques et dans toute l’opération électorale».

La réponse du PAM ne s’est pas fait attendre. En évoquant la question de l’éthique politique, un communiqué du PAM rappelle que «lorsque plus de 17 parlementaires élus sous les couleurs d’autres partis politiques, dont six du PAM, avaient rallié le RNI à la veille des élections de septembre 2021, en plus de dizaines de conseillers communaux, le PAM avait estimé que ces cas de transhumance s’inscrivaient dans le cadre d’un choix politique que le parti respecte».

Par La Rédaction
Le 31/08/2026 à 18h27