Invité de l’émission Point à la ligne diffusée mardi sur Al Aoula (SNRT), le chef du Parti du Livre a précisé que ce programme a été élaboré en interne par une équipe dédiée durant plus d’un an. «Nous n’avons pas eu besoin de recourir à un cabinet d’études externe», a-t-il souligné, fustigeant au passage certaines pratiques des pouvoirs publics.
Tirant à boulets rouges sur le bilan du gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch, Nabil Benabdallah a déclaré: «Les citoyens n’en peuvent plus de la vie chère et de l’érosion de leur pouvoir d’achat.» Il a ajouté que sa formation politique était fière d’avoir opposé une résistance ferme à la politique sociale de la majorité.
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Nabil Benabdallah a également proposé un projet de loi pénalisant les conflits d’intérêts et les comportements d’affairisme («Frakchiyas»). «Les Marocains veulent un gouvernement courageux, proche de leurs préoccupations, démocratique et communicant», a-t-il martelé, regrettant un bilan gouvernemental marqué, selon lui, par un taux de chômage de 13% et un nombre élevé de NEET («ni emploi, ni études, ni formation»). Il a toutefois reconnu quelques points positifs, bien en deçà des attentes populaires.
Plaidant pour une véritable démocratisation de la vie politique, Nabil Benabdallah a rejeté toute forme de «dirigisme et d’interventionnisme», citant en exemple l’influence de Fouzi Lekjaa. «Laissez la gauche et la droite concourir librement sur la scène politique», a-t-il lancé, espérant obtenir un résultat permettant au PPS «soit de diriger le futur gouvernement, soit d’y participer sur la base d’alliances programmatiques claires et d’engagements fermes».



