«Pour vous épargner la peine de répéter à chaque fois cette question sur mes mandats, je vous dis que je vais quitter la présidence du parti après les élections législatives», a répondu Nabil Benabdallah aux journalistes qui animaient l’émission LiL hadith Baqya de la SNRT.
Selon les observateurs, la mention «après les élections signifie pour M. Benabdallah que l’officialisation du départ aura lieu lors du prochain congrès du parti».
Au sujet de la relève et des militants susceptibles de le remplacer à la tête de l’ancien parti communiste marocain, Nabil Benabdallah a assuré que le parti du Livre dispose d’une pépinière de cadres qui pourraient assumer cette tâche, se refusant de livrer quelques noms qui seraient en compétition.
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Cependant, des rumeurs donnent Rachid Hamouni, chef du groupe parlementaire du PPS, et Rachid Rokbane, ex-député et membre du bureau politique, comme possibles successeurs à l’actuel patron du PSS. Selon ce dernier, les deux noms n’ont jamais été évoqués par les militants du Parti socialiste d’opposition.
Nabil Benabdellah a d’autre part tiré à boulets rouges sur l’actuel gouvernent l’accusant de nombreux maux dont la faiblesse du bilan marqué par la hausse des prix généralisée, les conflits d’intérêts et les farqchiyas, ces intermédiaires qui agissent «en toute impunité» et qui éreintent les Marocains notamment lors de l’Aid al-Adha. «Le taux de chômage s’est aggravé à 13%» lors du mandat de ce gouvernement, a rappelé l’invité de la SNRT.
S’agissant des législatives de septembre prochain, Nabil Benabdallah a annoncé que son parti a donné la priorité à ses jeunes cadres. «Nous avons un fort capital humain axé sur les jeunes et les femmes qui ont élaboré un programme qui ne se limite pas aux seules législatives. Nous avons un programme qui nous permet de gouverner lors prochain mandat».
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Interrogé sur la possibilité pour son parti de recourir aux candidatures extérieures, les moul chkara, le chef du PPS a répondu que de telles personnes pourraient être qualifiées de «nobles, à la condition d’être propres et sur lesquelles ne pèse aucun suspicion de corruption».
Enfin, Nabil Benabdallah a déclaré que son parti réfléchit à des alliances pour la formation du prochain gouvernement s’il devait être appelé à y figurer. «Nous conclurons alors les alliances autour d’un programme qui unit», a-t-il conclu.



