Législatives 2026 à Rabat: Bensaïd, El Khalfi et Benatiq en lice dans la très convoitée circonscription de l’Océan

Abdelkrim Benatiq, Mehdi Bensaid et Mustapha El Khalfi.

À plus d’un an des législatives de 2026, les premières batailles électorales se dessinent dans la capitale. Dans la circonscription de l’Océan, plusieurs poids lourds de la scène politique, parmi lesquels Mehdi Bensaïd, Mustapha El Khalfi et Abdelkrim Benatiq, se préparent à s’affronter dans un scrutin qui s’annonce particulièrement disputé.

Le 29/05/2026 à 14h00

À un peu plus d’un an des élections législatives de 2026, les premiers mouvements se dessinent dans plusieurs circonscriptions stratégiques de Rabat. Dans celle de l’Océan, souvent qualifiée dans le jargon politique de «circonscription de la mort» en raison de son imprévisibilité électorale et de la densité des candidatures qu’elle attire, plusieurs figures de premier plan ont déjà fait connaître leurs ambitions.

Parmi elles figurent le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mehdi Bensaïd, ainsi que deux anciens ministres aux parcours politiques diamétralement opposés: Mustapha El Khalfi, ancien ministre de la Communication sous les gouvernements dirigés par le Parti de la justice et du développement (PJD), et Abdelkrim Benatiq, figure historique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et ancien ministre chargé des Marocains résidant à l’étranger.

La bataille électorale s’annonce particulièrement disputée dans cette circonscription où chacun des prétendants dispose d’atouts susceptibles de peser sur le comportement des électeurs. Mehdi Bensaïd bénéficie notamment d’un important ancrage local, construit au fil des années à travers un dense réseau associatif et une présence continue sur le terrain.

Abdelkrim Benatiq, natif de la région, peut quant à lui compter sur son expérience politique, sa notoriété et ses qualités d’orateur forgées au sein de l’USFP.

Du côté du PJD, Mustapha El Khalfi aurait reçu le feu vert du secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane, lequel ne devrait pas se présenter aux législatives de 2026. Ancien journaliste puis rédacteur en chef du quotidien «Attajdid», dont le siège se trouvait dans ce quartier de la capitale, El Khalfi conserve une connaissance fine du tissu local et des dynamiques sociopolitiques qui le traversent.

La liste des prétendants pourrait toutefois s’allonger dans les prochains mois. Plusieurs formations politiques, notamment le Parti de l’Istiqlal et le Rassemblement national des indépendants, n’ont pas encore dévoilé leurs candidats, laissant présager l’entrée en lice de nouvelles personnalités de poids.

À l’autre extrémité de la capitale, dans la circonscription de Chellah, qui regroupe notamment les quartiers de Hay Riad, Takaddoum et Souissi, les premières candidatures commencent également à émerger. Parmi les noms déjà cités figure celui d’Adib Benbrahim, élu lors des législatives de 2021 sous les couleurs du Parti authenticité et modernité (PAM) et actuel secrétaire d’État chargé de l’Habitat. Sa candidature devrait constituer l’un des principaux enjeux électoraux dans cette circonscription réputée stratégique de la capitale.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 29/05/2026 à 14h00