Élections législatives: l’exécutif écarte tout report

Le 23 septembre a été officiellement annoncé comme date de tenue des élections législatives. AFP or licensors

Revue de presseAlors que le 23 septembre a été officiellement annoncé comme date de tenue des élections législatives, des voix de plus en plus nombreuses, issues des cercles politiques et de l’institution législative, ont commencé à évoquer un possible report. Le motif avancé: le dossier du Sahara et les exigences liées à la mise en œuvre de l’initiative d’autonomie, qui nécessiteraient d’importantes révisions constitutionnelles et législatives ainsi qu’une redéfinition des priorités nationales. Pourtant, une analyse rigoureuse de la dynamique en cours laisse entrevoir la tenue de ces élections à la date prévue. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 18/05/2026 à 20h42

Malgré l’annonce officielle fixant au 23 septembre la date des élections législatives, les salons politiques et les travées du Parlement ont récemment été animés par des interrogations sur un éventuel report de cette échéance. Au cœur des débats: le dossier du Sahara et les impératifs liés à la concrétisation de l’initiative d’autonomie. «Nombreux sont ceux qui estiment qu’une telle démarche supposerait des révisions constitutionnelles et législatives d’une ampleur inédite, sans oublier une refonte des priorités nationales», rapporte Assabah dans son édition du mardi 19 mai. Des défis qui, selon eux, dépasseraient le rythme, jugé secondaire, du calendrier électoral.

Dans cette même logique, certains évoquent la nécessité d’une convergence entre plusieurs grands chantiers stratégiques, parmi lesquels la régionalisation avancée et les préparatifs de l’organisation de la Coupe du monde 2030. Une telle conjonction exigerait, selon ces observateurs, une phase politique exceptionnelle, à la hauteur des mutations que traverse actuellement le Maroc. Ces derniers temps, les conjectures et les scénarios alarmistes se sont multipliés, alimentant l’hypothèse d’un report des élections législatives.

Pourtant, une lecture attentive des réalités du terrain et des mouvements politico-administratifs, menés à un rythme inhabituellement soutenu, infirme ces hypothèses, qu’il convient de considérer comme de simples interprétations dépourvues de fondement solide. Ces indicateurs tangibles révèlent, au contraire, que le ministère de l’Intérieur avance résolument vers l’organisation de cette échéance nationale à la date prévue, selon une source gouvernementale.

Au premier rang de ces signaux figurent la mobilisation concrète et les efforts continus déployés par les services du ministère, qui œuvrent jour et nuit pour réunir tous les moyens logistiques, techniques et organisationnels nécessaires à la réussite de ce grand rendez-vous démocratique.

Ces préparatifs administratifs ne se limitent nullement à des réunions préparatoires ou à des concertations préliminaires: le ministère de tutelle est déjà entré dans une phase avancée et opérationnelle incluant l’encadrement de la scène médiatique. «Il s’agit notamment de maîtriser la communication, de répartir les temps d’antenne et les programmes dédiés aux différentes formations politiques sur les médias publics, afin d’assurer l’égalité des chances», écrit Assabah.

À cela s’ajoutent la mise à disposition d’une dernière opportunité d’inscription des citoyens sur les listes électorales et la tenue d’une série de réunions marathon avec les représentants des partis politiques siégeant au Parlement, dans le but d’aplanir toutes les difficultés normatives et juridiques.

Par Hassan Benadad
Le 18/05/2026 à 20h42