Le ministère de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, qui a confirmé travailler sur une réforme globale du secteur des taxis, supervise actuellement l’élaboration de propositions visant à développer et à organiser ce secteur, tout en améliorant la qualité des services proposés. «Une étude stratégique a été lancée à cette fin», indique le quotidien L’Economiste dans son édition du mardi 19 mai.
Cette étude, dont la première phase est déjà bien avancée, a permis d’établir un diagnostic complet du système des taxis, couvrant ses aspects juridiques, organisationnels et de gestion. «Cette démarche s’appuie sur les expériences réussies, les meilleures pratiques internationales ainsi que les attentes des différents acteurs concernés», a indiqué Laftit dans sa réponse à une question écrite de Fatéma Kachouti, membre du groupe parlementaire du Mouvement populaire à la Chambre des représentants.
Pour le ministre, cette étude stratégique vise à repenser l’organisation et le fonctionnement de cette activité. L’un des principaux objectifs est d’encadrer l’utilisation des applications numériques dans le transport de personnes. Parmi les innovations envisagées figurent le développement et la promotion d’applications permettant la réservation immédiate ou anticipée des taxis via smartphone. Ces outils numériques offrent aux usagers la possibilité de réserver un véhicule plus facilement, d’améliorer les conditions de déplacement et de réduire les délais d’attente.
«L’étude en cours examine également les mécanismes juridiques et les mesures réglementaires à adopter, en coordination avec les différents secteurs concernés», lit-on dans L’Economiste. L’objectif est de favoriser l’adoption des technologies modernes et des applications numériques dans le domaine du transport de personnes.
Cela dit, pour améliorer la qualité des services de taxis et de remédier aux dysfonctionnements signalés, plusieurs mesures et actions ont été mises en œuvre, notamment à travers des circulaires d’orientation et d’encadrement émises par le ministère de l’Intérieur. Ces textes visent à réglementer l’exploitation des autorisations de taxis. Les autorités veillent, à travers les arrêtés préfectoraux et provinciaux, à définir les conditions d’exercice de la profession de chauffeur de taxi, les règles de prestation du service ainsi que les tarifs appliqués. Elles organisent et encadrent également les relations entre les chauffeurs professionnels et les usagers des services de taxi.
Par ailleurs, les services de contrôle routier sont mobilisés afin d’intensifier les opérations sur le terrain, dans le but de constater les infractions et d’appliquer les sanctions en cas de non-respect des règles réglementaires et des normes de qualité du service.
En parallèle, le ministère de l’Intérieur et les autorités territoriales soutiennent plusieurs initiatives pilotes visant à faciliter la réservation immédiate ou anticipée des services de taxi grâce à des applications numériques, des guichets dédiés et des numéros de contact spécifiques. Ils apportent également leur soutien aux programmes et projets adoptés par les collectivités territoriales, les établissements de coopération intercommunale ainsi que les sociétés de développement local. L’objectif est de moderniser les services de transport public urbain et d’intégrer des technologies et des systèmes de gestion modernes, afin d’améliorer la qualité des services fournis aux usagers et d’accroître l’efficacité de leur exploitation.
L’Economiste souligne aussi qu’une grande importance à l’adaptation et à l’amélioration des programmes de formation initiale et continue destinés aux chauffeurs professionnels. Ces derniers sont sensibilisés à l’importance d’améliorer la qualité des services rendus aux usagers et d’adopter les technologies modernes dans le domaine du transport. Les réclamations des citoyens concernant les services de taxi font également l’objet d’une attention particulière.
Cependant, les autorités rappellent que l’usage des applications dans le transport de personnes reste soumis à un cadre juridique strict. Sur ce point, le ministère de l’Intérieur insiste sur le fait que «toute activité de transport ou d’intermédiation doit disposer des autorisations nécessaires». Plusieurs entreprises opérant via des plateformes numériques ont d’ailleurs fait l’objet de rappels à l’ordre et de procédures judiciaires pour exercice d’activités non autorisées.




