Des dizaines d’acquéreurs du projet immobilier Al Manzal2, (troisième tranche), bâti dans la commune de Gzenaya, ont organisé, vendredi dernier, un mouvement de protestation devant le siège de la wilaya de Tanger. Ils ont protesté contre ce qu’ils ont qualifié de «hagra», injustice conjuguée à l’humiliation, par les responsables de la commune de Gzenaya et de l’entreprise immobilière ayant lancé le complexe résidentiel, Al Manzal2, (troisième tranche).
D’après les sources du quotidien Al Akhbar, qui rapporte l’information dans son édition du mardi 19 mai, «les acquéreurs d’appartements dans ce projet immobilier ont appelé le wali de la région à intervenir afin de leur rendre justice». Ils ont également interpellé les responsables de la commune de Gzenaya pour assumer leur responsabilité dans la gestion de ce projet qui traîne depuis des années. Et ce, ont-ils fait remarquer, à cause de «l’absence du plan d’aménagement et du laisser-aller de la commune qui n’aurait pas aménagé une route d’accès au projet immobilier en question».
Car, expliquent les sources du quotidien, le manque des orientations urbaines et des infrastructures routières dans la zone retardent l’obtention du permis d’habiter du projet. Face à cette situation, poursuit le quotidien, «plusieurs élus de la commune de Gzenaya ont demandé au président du conseil, Mohamed Boulaîche, d’assumer ses responsabilités au sujet des retards accusés dans la gestion de ce projet, en dégageant un budget exceptionnel qui sera consacré aux infrastructures de base dans la zone pour permettre aux acquéreurs d’accéder à leurs appartements».
En attendant, indiquent les mêmes sources, «les acquéreurs d’appartements dans ce projet immobilier continuent de galérer dans les rouages des différents circuits administratifs, en supportant douloureusement les charges financières liées aux mensualités du crédit-logement et les frais de location». À ce propos, ils ont adressé des correspondances aux autorités compétentes, dont le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, l’Agence urbaine de Tanger et les autorités locales de la ville, en vue d’intervenir afin de trouver une solution à cette crise liée au logement qui devrait être placé au cœur du développement durable de la région.




