Lors d’une réunion tenue la semaine dernière entre le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, et les représentants des formations politiques, ont été présentées les données relatives au montant de la subvention accordée à ces dernières pour financer le scrutin du 23 septembre prochain. Ainsi, le coût de l’élection des membres de la Chambre des représentants s’élèvera à 450 millions de dirhams (hors dépenses liées aux moyens logistiques). Ces subventions se répartissent entre, d’une part, le soutien aux partis politiques (400 millions de dirhams) et, d’autre part, l’accompagnement des candidatures individuelles de jeunes sans affiliation partisane (50 millions de dirhams), rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 12 mai.
Ces dépenses sont régies par les dispositions de la loi organique n°29.11 relative aux partis politiques, de la loi organique n° 27.11 relative à la Chambre des représentants, ainsi que par les décrets n°2.26.300 et 2.26.301 publiés en avril 2026. Ce soutien électoral se distingue clairement de l’aide annuelle ordinaire allouée au fonctionnement des partis.
Pour bénéficier de cette aide financière, un parti doit être légalement constitué, participer effectivement aux élections législatives et couvrir un nombre défini de circonscriptions. Il est exigé que chaque parti présente ses candidats dans au moins un tiers des circonscriptions locales, réparties sur les trois quarts des régions, sans préjudice de la couverture des circonscriptions régionales.
Le soutien se divise en deux principales composantes. La première consiste en une quote-part forfaitaire d’un million de dirhams accordée à chaque parti éligible, versée 90 jours avant le jour du scrutin, sachant que tous les partis bénéficient du même montant. La seconde partie sera accordée en fonction du nombre de sièges obtenus par le parti après l’annonce des résultats définitifs: un quotient financier est multiplié par le nombre de sièges remportés dans les circonscriptions locales et régionales.
Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur a instauré des incitations supplémentaires permettant à un parti de bénéficier d’un montant équivalant à six fois la valeur normale de chaque siège obtenu par certaines catégories de candidats: des jeunes de moins de 35 ans (hommes ou femmes), des Marocains résidant à l’étranger et des personnes en situation de handicap. Une avance ne dépassant pas 30% de la seconde partie peut être accordée à la demande du parti, calculée sur la base de la subvention annuelle de l’année électorale ou des résultats des élections précédentes. Chaque parti est tenu de présenter un compte détaillé des dépenses de campagne à la cour des comptes dans les quatre mois suivant le scrutin, indique Al Ahdath Al Maghribia.
Tout montant non utilisé ou non justifié devra être restitué à la Trésorerie générale. En cas de non présentation des comptes ou de défaut de régularisation, le parti perdra le droit de bénéficier de cette subvention lors d’échéances ultérieures, sachant que les infractions constatées sont passibles de sanctions légales.




